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Billet de blog 12 décembre 2013

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J’ai sorti 500 billets … et je me suis enrichi !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Aujourd’hui je publie le cinq centième billet de ce blog. Une fois publiés, je ne les relis généralement pas, sauf si je veux vérifier, des mois plus tard, ce que j’ai écrit sur un événement précis dans le contexte du moment … mais ça m’arrive rarement.

L’avantage d’écrire une page chaque jour, c’est que, ne faisant pas que ça, il ne m’est pas possible de passer bien longtemps pour peaufiner un texte synthétisant mes réactions à une information, majeure ou mineure. Il m’a juste semblé intéressant de partager avec ceux qui, connus ou inconnus, membres du Club ou non, liront ces élucubrations. Du coup, je me laisse aller à l’impulsion d’une réaction instinctive, d’autant que c’est souvent après le dîner, vers vingt deux ou vingt trois heures, que j’écris afin de publier le texte juste après minuit, puis aller me coucher.

L’inconvénient c’est la pression du temps que je me suis imposée. D’avance j’en ai accepté la conséquence qu’est mon insatisfaction de ce que j’ai écrit. Après coup, mais toujours trop tard pour procéder à plus qu’une rectification de détail, je peux corriger une faute d’orthographe m’ayant échappé ou reprendre une phrase si peu claire qu’il faut vraiment la rectifier, mais sans en changer le sens, par respect à l’égard de ceux qui l’auraient déjà lue ou commentée.

Alors que je ne viens pas du monde du journalisme ou de celui de l’écriture où cet exercice est banal, rédiger ainsi chaque jour est, en définitive, une discipline de l’esprit. J’ai choisi de m’écarter de ce que tout le monde a dit ce jour si je pense ne rien pouvoir y ajouter, et retenir plutôt un fait qu’il me semblerait dommage de ne pas partager avec d’autres. Nul besoin de patauger chaque jour dans l’enthousiasme, ou … hélas … dans la consternation ou l’indignation. Plutôt qu’écrire un texte de plus sur un sujet déjà abordé, je préfère alors commenter ce qu’un autre membre du Club a écrit à ce sujet. Et puis j’aime bien mettre en lumière une information relativement secondaire mais qui peut prendre un sens se reliant à mes convictions ou permettant d’apporter un éclairage différent sur une actualité.

Grâce à ces billets, des dialogues de plus en plus approfondis se sont noués avec des membres du Club Médiapart et, avec certains et certaines, de vraies amitiés sont nées au travers de leurs commentaires et de la lecture de ce qu’ils écrivent eux-mêmes. Mon principal regret vient de l’agressivité manifestée par quelques uns, pas forcément à mon encontre, qui semblent, parfois, être des nostalgiques de périodes où la liberté d’expression n’était qu’un rêve au fond d’une nuit obscurcie par le brouillard ou le cri désespéré de bien lointains locataires du goulag.

En résumé, par l’effet de l’usage immodéré de cette planche à billets, je suis aujourd’hui beaucoup plus riche que lors du premier texte, publié le 7 avril 2012 sous le titre « Ah ! Enfin du sérieux, du concret, du béton … il était temps ». J’ironisais alors sur la première proposition « positive » de Nicolas SARKOZY en campagne : créer des places de prison … il est vrai que c’était enthousiasmant ! Ce billet là, je viens de le relire en écrivant le cinq centième, et aujourd’hui je l’écrirais pareil … c’est rassurant pour moi, car il y en a assurément bien d’autres que je supprimerais, tellement ils démontrent que je me trompais … mais ai-je jamais prétendu avoir toujours raison ?

L’élément le plus appréciable d’enrichissement personnel fut de mesurer moi-même la faiblesse des raisonnements que j’ai tenus, en toute sincérité, et le caractère bien incertain de mes certitudes.

Enfin je ne peux pas terminer ce cinq centième billet sans dire un grand merci à tous ceux qui se sont donné la peine de conforter mon point de vue ou, encore mieux, de le contester en argumentant et sans me prendre, pour autant, pour un demeuré ou un hypocrite (Ils auraient pu le faire, sans se tromper beaucoup … mais ça m’est désagréable, surprenant isn’t it …et je les remercie donc de ne pas l’avoir trop fait).

Jean-Paul Bourgès 12 décembre 2013

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