Les rites funéraires sont, à l’évidence, une marque de l’humanité dans ce qu’elle peut avoir de plus primitif.
En ce qui me concerne, considérant qu’avec la fin de la vie biologique, se termine la vie de chacun, je ne prête qu’une curiosité scientifique aux idées qui tournent autour des notions de vie spirituelle au-delà de la mort. Cette année, l’un de mes billets ( http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-bourges/100415/mon-corps-m-appartient-pas-mes-proches ) m’offrit d’intéressants dialogues à ce sujet.
Comment ne pas se rappeler les vœux prononcés par François MITTERRAND le 31 décembre 1994 ( https://www.youtube.com/watch?v=fahiplT1ERE ) où, à 7 mn et 30 s, il dit « je crois aux forces de l’esprit, et je ne vous quitterai pas … ».
Cette semaine, des scientifiques sud-africains ont tenu une conférence de presse pour annoncer qu’ils avaient découvert, dans une grotte profonde située au sud-ouest de Johannesburg, des squelettes, qu’ils ont identifiés comme une sorte de chaînon manquant entre les australopithèques et l’homme moderne, et qui semblent avoir été enterrés là.
Cet « homo naledi » aurait donc, il y a plus d’un million d’années, et peut-être, deux millions d’années (Les datations ne sont pas achevées), observé des rites funéraires … autrement dit, il aurait pensé que la vie ne se terminait pas avec la mort.
C’est manifestement une caractéristique humaine, ce qui ne signifie nullement que cela prouve que ceux qui croient en la vie éternelle ont raison.
Mais, en tout cas, nous voyons peu à peu que ce qui nous semblait si lointain dans le temps comme l’Egypte pharaonique (Et ses rites funéraires si nombreux), ne correspond qu’à un hier très proche. La grotte CHAUVET, qui paraît si lointaine avec ses trente-six-mille ans, est trente ou cinquante fois moins ancienne que ce qu’on vient de découvrir en Afrique du Sud !
Cette ancienneté est intéressante et elle nous apporte un message de sérénité, tandis que ce qui peut donner le vertige c’est que l’homme d’aujourd’hui est capable de détruire le monde, qu’il le sait, et qu’il apparaît incapable de prendre les décisions indispensables pour protéger la vie, tandis qu’il continue d’être fasciné par la mort.
Jean-Paul BOURGÈS 13 septembre 2015