Certains voudraient nous persuader que notre sécurité sanitaire dépend très étroitement du départ, aussi rapide et massif que possible, de ces personnes à la peau colorée sans usage de cabines de bronzage, qui sont susceptibles de déclencher une « immigration bactérienne ».
D’un naturel inquiet, je me suis précipité sur un dictionnaire médical où, en dehors de la peste noire qui est si redoutable et dont mourut, d’ailleurs, notre bon Roi Louis IX, le grand Saint Louis, je m’attendais à ce que la plupart des maladies aient des noms confirmant le danger que nous font courir les personnes de couleur.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que de très nombreuses maladies sont associées au blanc, d’où peut-être le terme de « blouses blanches » pour parler des médecins.
Certaines maladies ne cachent pas leur couleur de référence, tel le « mal blanc » qui sert parfois à dénommer un panaris. Lorsque j’étais enfant, il m’est arrivé de nombreuses fois d’avoir une angine blanche.
D'autres maladies dissimulent leur caractéristique blanche derrière des noms savants telle la « leuco-mélanodermie » qui fleure bon l’ambiguïté puisqu’en associant le « leuco » qui veut dire blanc et le « mélano » qui veut dire noir, cette maladie semble incapable de choisir clairement son camp. Bien pire encore la leucémie, dissimule sous ce vocable que c’est la multiplication anarchique des globules blancs qui peut provoquer la mort.
J’ai d’abord eu l’idée qu’en conformité avec leur dangerosité, le FN devrait rebaptiser toutes ces maladies … sauf la peste noire. Un panaris deviendrait alors « un mal noir », on aurait « une angine noire », l’inversion du « leuco » et du « mélano » donnerait « la mélano-leucodermie » … ce qui ne changerait pas grand-chose et la leucémie se transformerait en mélanémie … dont on ne s’étonnerait plus de la gravité.
En attendant que le FN ait les moyens de mettre de l’ordre dans la terminologie médicale, j’ai retiré de mes lectures que le danger vient largement du côté blanc … surtout quand il résulte de la peste brune.
Jean-Paul BOURGÈS 13 novembre 2015