Un lycée privé de La Rochelle ayant été le lieu du viol d’une jeune-fille de seize ans, une opération exceptionnelle de collecte de prélévements de salive, en vue de l’identification du violeur par sa signature ADN, a été lancée à une échelle rarement atteinte, surtout en milieu scolaire.
Les progrès de la police scientifique sont très importants et commettre un crime sans laisser de trace devient de plus en plus difficile. On est bien loin, désormais, d’Alphonse BERTILLON, qui, il y a un peu plus de cent ans, reconnut la validité des empreintes digitales dans l’identification des criminels.
Mais laissons donc aux juges d’instruction et à leurs auxiliaires policiers, l’usage de l’ADN dans l’élucidation des crimes et de leurs auteurs.
Mon regard, comme d’habitude, se porte plutôt vers la sphère du monde politique où je me demande si l’on ne devrait pas adapter les techniques les plus avancées pour savoir à qui on a affaire.
Sur Médiapart, et j’y ai apporté à l’occasion ma contribution personnelle, on se demande régulièrement ce que signifie « être de gauche » ou ne pas l’être. Ces réflexions, souvent fort douloureuses dans la mesure où les faits ne confirment pas toujours les intentions ou les annonces, donnent lieu à d’homériques empoignades écrites entre de nombreux intervenants dont chacun se prétent être détenteur d’un vai clou de la vraie croix !
Pourquoi ne pourrait-on pas recourir à une forme de contrôle ADN en matière d’opinion politique afin de vérifier l’origine et la nature profonde des opinions politiques de tous ceux qui prétendent nous gouverner et qui affirment, la main sur le cœur, n’avoir violé aucune conviction de gauche.
Pour préciser plus le concept, peut-on être de gauche et dire « que certaines personnes vivant en France ne veulent ni ne peuvent s’y intégrer » ? Je pense que chacun comprendra bien qui n’a pas un ADN de gauche !
Il n’y a pas qu’à La Rochelle, pour débusquer un violeur, qu’il faut utiliser l’ADN et contraindre chacun à s’y soumettre.
La langue de bois, le double langage, le viol des principes et des consciences … ça suffit ! Recourons aux techniques les plus scientifiques pour éliminer les fossoyeurs d’un système démocratique dont il faut se rappeler que Winston CHURCHILL disait qu’il est « le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire ».
Résistant au contrôle d’un ADN de gauche, il me semble qu’il ne resterait alors pas beaucoup de monde dans l’équipe actuellement au pouvoir.
Jean-Paul Bourgès 15 avril 2014