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Billet de blog 17 juillet 2014

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Il l’allongea sans l’écouter

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Chacun sait que l’accessoire essentiel du psychiatre, c’est le divan, sur lequel le praticien demande à son patient de s’allonger avant de commencer l’écoute traditionnelle.

Par ailleurs, l’une des figures un peu acrobatiques du tango argentin, consiste presque à allonger sa partenaire, une jambe appuyée sur un genou et l’autre jambe contre la jambe très inclinée du danseur.

Alors, quand on mélange la pratique du psychiatre et celle du danseur de tango, on se doute du résultat, surtout quand la danseuse a du chien.

On peut cependant être surpris par la tournure prise par les relations entre deux couples d'Argentins ayant des chiens, et dont l’un des protagonistes était psychiatre.

Or donc, les deux chiens de ces couples, logeant dans deux appartements voisins d’un confortable petit immeuble dans une banlieue chic de Buenos-Aires, avaient des relations un peu difficiles. Chaque fois que l’un des caniches apercevait l’autre caniche il aboyait furieusement et les deux chiens tentaient de se jeter l’un sur l’autre.

Cette situation avait peu à peu tendu les relations entre les deux voisines et les noms d’oiseaux étaient devenus monnaie courante entre elles.

En bons époux dociles, au lieu de laisser les mégères se disputer et d’aller boire ensemble un verre de yerba mate à une terrasse ombragée en regardant passer les fières et cambrées danseuses de tango, ils se mêlèrent à la dernière chamaillerie, il y a quelques jours.

On a beau être psychiatre, on n’en est pas moins Argentin au sang chaud, et le psychiatre alla chercher chez lui un instrument inhabituel dans sa profession mais permettant d’allonger la voisine. Il lui tira donc dessus avec un revolver, mais le mari s’interposa et c’est celui-ci qui se retrouva allongé pour toujours, non sur le divan professionnel de son charmant voisin … mais sur le bitume devant leur maison.

L’AFP, qui rapporte ce fait divers, nous montre là l’issue fatale de l’antipathie qu’éprouvaient l’un pour l’autre deux caniches, dont les maîtres ont eu la sottise de se comporter en chiens et non en hommes.

Voici que je me relis et que je relève l’absurdité de mon propos ci-dessus … ce sont ces chiens qui avaient commis l’erreur de se comporter comme des hommes. Amis des chiens me pardonnerez-vous ? Ne l’oubliez pas je suis des vôtres !

Jean-Paul Bourgès 17 juillet 2014

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