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Billet de blog 19 mai 2014

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Comment tourner la page ?

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce n’est pas de « l’affaire Joël MARTIN » que je veux parler aujourd’hui (La rédaction de Médiapart a entendu l’irritation de beaucoup d’entre nous et il est souhaitable de lui laisser le temps d’y réfléchir et de déterminer si elle choisit la voie de l’apaisement et du dialogue ou si elle préfère mettre elle-même un terme à la notion de « journal participatif »).

C’est ce qui se passe en Algérie que je souhaite évoquer ici.

On sait que, dans un contexte quasiment irréel, les personnes qui constituent l’entourage d’Abdelaziz BOUTEFLIKA ont réussi ce qui aurait été une prouesse si le régime était démocratique, en faisant re-élire à la présidence un homme "sûrement respectable" mais dans l’incapacité physique, vue par tout le monde, d’assumer une aussi lourde charge.

Le verrouillage des rouages rouillés du régime en place en Algérie a été si efficace, et probablement sans grand scrupule démocratique, que l’élection fut réglée en un tour de scrutin, au point que, s’étant déroulée sans présence d’observateurs impartiaux, on peut penser que la fraude fut assez large.

Et, désormais, le « nouveau » pouvoir émet des propositions pour changer la constitution de l’Algérie et, en particulier, proposer le retour à une limitation du nombre de mandats. Cela signifierait-il que le clan au pouvoir n’imagine plus de présenter Abdelaziz BOUTEFLIKA pour un cinquième mandat … ou est-ce une manœuvre préventive à l’émergence d’un candidat d’envergure à l’élection suivante ?

S’agissant des conditions permettant d’assurer la continuité du fonctionnement des pouvoirs publics, l’amendement en cours de préparation indique que si le Président de la République ne peut pas exercer ses responsabilités en raison d’une absence prolongée, c’est le Premier Ministre qui assurera ses pouvoirs, par délégation.

Quelle drôle d’idée !

Ça aurait été tellement plus simple de dire carrément que si le Président a une famille, c’est pour que son frère sorte de l’ombre en cas de besoin … puisque, même quand il arrive à créer l’illusion qu’il gouverne, c’est déjà Saïd BOUTEFLIKA qui pousse le fauteuil roulant et tire les ficelles.

Pauvre Algérie, totalement dominée par un petit clan (Soutenu par des dirigeants européens et qui bénéficie de conditions privilégiées dans nos pays) qui arrive à maintenir les Algériens dans la pauvreté bien que le pays soit assis sur un tas d’or noir. Quand et comment tournera-t-elle la page ?

Jean-Paul Bourgès 19 mai 2014

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