Jean-Paul Bourgès (avatar)

Jean-Paul Bourgès

Retraité actif

Abonné·e de Mediapart

1336 Billets

0 Édition

Billet de blog 20 juin 2013

Jean-Paul Bourgès (avatar)

Jean-Paul Bourgès

Retraité actif

Abonné·e de Mediapart

Merci à Madame la baronne DUDEVANT

Jean-Paul Bourgès (avatar)

Jean-Paul Bourgès

Retraité actif

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Cette grande Dame, qui écrivit « La mare au diable », ne pouvait pas connaître, bien évidemment, ni même deviner, le détail des turpitudes de la vie politique française plus de cent cinquante ans après la publication de ses romans inspirés de son terroir berrichon.

Et pourtant, après avoir bien vu que le diable séjournait dans la mare, elle avait deviné que tout ça tournerait un jour autour d’une certaine « Fadette » où un Barbeau finirait par être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour avoir illégalement espionné des journalistes afin de découvrir leurs sources.

Ceci étant, Madame la baronne, « petite fadette » … si vous voulez, mais certains ne semblent pas les considérer comme si anodines que ça … ces « fadettes » et le barbeau n’était pas un être aussi subalterne que vous le suggériez !

De plus, il n’y a pas que vu du devant que cette histoire est louche. Comme pour toutes les affaires de l’ère SARKOZY, c’est étrange aussi vu de derrière.

Ce bas-côté de l’affaire BETTENCOURT va donc faire plonger à son tour Bernard SQUARCINI, dit « le squale », dans le monde des prétoires. A vrai dire, il est étonnant de s’étonner que le patron du « Renseignement Intérieur » nommé par Nicolas SARKOZY ait cherché, par tous moyens y compris les plus illégaux, les renseignements dont ses patrons avaient besoin pour tenter d’échapper à la nasse dans laquelle leurs turpitudes les conduisaient inexorablement.

Ce qui est bien rassurant c’est qu’il paraît, cependant, que déférer au tribunal correctionnel les auteurs de ces délits caractérise « un Etat de droit ». On peut même dire que cela fait la différence fondamentale avec les dictatures, où ceux qui gênent le chef ont, bizarrement, une longévité sensiblement inférieure à ceux qui soutiennent sans faille leur dictateur adoré … qui est généralement élu et de multiples fois réélu avec de sympathiques scores oscillant entre 90 % et plus de 100 %.

Eh oui, il existe des lois en France … et les hauts fonctionnaires de l’Etat … y compris lorsqu’ils ne sont en fait que des féaux, doivent les respecter, sauf à devoir s’en expliquer un jour en correctionnelle.

Pendant quelques temps je comptais sur mes doigts le nombre de proches de Nicolas SARKOZY qui ont une partie de leur temps occupée par de petits problèmes judiciaires. La nature ne m’ayant doté que de dix doigts (Je néglige les orteils), je vais être obligé de passer à un autre système pour tenir ce compte qui se met à s’emballer. Vais-je devoir faire des encoches sur mon stylo ou sur ma souris ? Je commence à regretter de ne pas avoir assez profité de la dextérité de mon collaborateur japonais, Shungi NAKAMURA, qui, il y a quarante ans jonglait avec son boulier pour vérifier les résultats des programmes informatiques que nous écrivions ensemble.

J’ai remercié George SAND d’avoir inventé ce personnage de « La petite Fadette ». Nous pouvons aussi et surtout remercier les « petits pois », Mesdames et Messieurs les juges d’instruction, de franchir peu à peu tous les obstacles qui ont été mis sur leur chemin afin de renvoyer SARKOZY, WOERTH, GUEANT, LAGARDE, SQUARCINI, ESTOUP, RICHARD, ROCCHI, mais aussi CAHUZAC, ANDRIEUX, GUERINI  etc … etc … devant les tribunaux correctionnels.

Rarement autant de hauts responsables auront été aussi nombreux à devoir rendre des comptes à peine un an après avoir quitté le pouvoir. D’ici peu l’antichambre du tribunal correctionnel ressemblera à la salle des quatre colonnes du Palais Bourbon et il deviendra du dernier chic d’y donner rendez-vous à ses relations d’affaires afin de les présenter à des califes déchus … mais toujours flambloyants.

Qui a dit que la Justice de notre pays est trop lente ?

En tout cas elle fait son travail et elle ne se limite pas à la droite puisque des élus de gauche sont, eux aussi, mis en examen ou déjà condamnés. « Monsieur Propre » a commencé le nettoyage … espérons qu’il ne s’arrêtera pas avant d’avoir nettoyé jusque dans les coins. La démocratie ne résisterait pas si l’on cédait à la tentation de glisser la poussière « sous le tapis ».

Jean-Paul Bourgès 20 juin 2013

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.