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Billet de blog 22 octobre 2013

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Rosette sur canapé

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Jamais nous n’aurions imaginé que nos amis d’outre-Atlantique puissent nous espionner !

La première raison c’est que, en bons enfants de chœur que nous sommes, nous n’avons jamais regardé à la serrure de la porte de nos amis.

La seconde raison c’est que nous ne maîtrisons pas assez les techniques sophistiquées qu’il faut connaître pour espionner les autres (En disant ça l’ingénieur Supélec que je suis qui, il y a quarante cinq ans, s’amusait à écouter les émissions des satellites américains et soviétiques, depuis le labo de la rue Pierre Larousse à Malakoff, se marre doucement).

La troisième raison c’est que, jusqu’à présent, tels des gamins turbulents, nous avions promis de ne pas nous dénoncer les uns les autres … on appelle ça, cafter, et jamais nous n’avions imaginé que nos turpitudes réciproques sortiraient au grand jour.

Il faut dire qu’ils sont vraiment nuls ces Américains ! Qu’un type, devenu un peu fou, veuille parler … ça arrive couramment. Mais qu’il survive à ces étranges accidents de la circulation qui menacent chaque jour nos vies à la traversée de n’importe quelle rue ou à l’ingestion d’un repas … ça ce n’est pas normal ni même tolérable. Le plus étrange, d’ailleurs, c’est que ce soit en Russie, pays particulièrement exposé à de fort inexplicables accidents, qu’il se soit trouvé à l’abri. Décidément que le monde moderne est difficile à comprendre !

Mais une photo parue dans Libé de ce jour m’étonne encore plus. On y voit l’ambassadeur des Etats-Unis, Charles RIVKIN, sortant du Quai d’Orsay … avec le visage un peu contracté de quelqu’un qui vient de se prendre une avoinée … mais qui n’a rien lâché.

Le « petit truc » qui explique le titre de ce billet n’a rien à voir avec cette délicieuse spécialité lyonnaise qu’on appelle « la rosette ». Ni rien à voir avec ce meuble sur lequel peuvent se traiter confortablement des négociations diplomatiques ou des intrigues amoureuses.

Non mon titre évoque cette décoration de commandeur de la Légion d’Honneur qui orne la boutonnière de cet ambassadeur. A disperser tous azimuts cet ordre, autrefois réservé à ceux qui avaient fait des choses extraordinaires pour notre pays, en l’attribuant juste à ceux qui sont devenus riches ou à ceux qui ont envie de se pavaner, on a abouti à en orner la boutonnière de quelqu’un qui n’est que  le chef des espions chez nous (Comment n’a-t-il pas simplement pensé à retirer cette décoration de sa boutonnière avant d’entrer au Quai d’Orsay ?).

Jean-Paul Bourgès 22 octobre 2013

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