Comme je l’avais annoncé mardi matin, j’ai passé la journée sur le Plateau ardéchois où la question du branchement d’eau fut vite réglée et, malgré un temps fort mausade où les averses alternèrent avec des éclaircies, je me suis promené dans la campagne qui entoure ma maison.
POPPIE a posté un joli commentaire sur mon billet de mardi, en écrivant une phrase de Montaigne : « Si la vie est un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs ».
Il se trouve que ce sont des signes du passage et des fleurs dont j’ai rapporté les images.
Tout d’abord une échappée sur l’un de ces petits cimetières familiaux, situés dans les prés ou, comme ici, englobés au fil du temps par le sous-bois. Dans ces cimetières, sont enterrés des protestants dont les restes n’étaient pas les bienvenus dans les cimetières catholiques de ce pays qui fait la charnière entre le Velay très catholique dominé par Le Puy-en-Velay et les Cévennes protestantes. Il sont, aujourd’hui, très largement délaissés, avec des murs en ruine illustrant ainsi, que poussière on est et poussière on redevient.
Ensuite trois photos de fleurs si nombreuses dans les prés en ce moment avec des pensées, des pissenlits et des jonquilles.
Enfin, soulevant une lauze qui était tombée par terre le long du pignon de ma maison, j’ai involontairement réveillé deux orvets. Ces petits serpents, classés plutôt dans la famille des lézards, sont totalement inoffensifs et je trouve bien plaisant d’être entourés par toute cette faune qui nous permet de garder le contact avec une nature que tant de personnes ne savent même plus voir.
Jean-Paul Bourgès 23 avril 2014