Nous avons souvent douté que le Président George W. BUSH ait une cervelle, et, en ce qui concene son vice-Président, Dick CHENEY, la grande question était plutôt : « A-t-il un cœur ? ».
La question était loin d’être abstraite puisque, si elle se fondait surtout sur le sentiment qu’il donna toujours de ne défendre que les intérêts pétroliers, il fut atteint très jeune, vers l’âge de 35 ans, de sérieuses difficultés cardiaques et, depuis de nombreuses années, un défibrillateur est implanté dans son thorax.
Et c’est là que ce sujet recoupe, étrangement, les débats actuels autour de la technologie américaine de l’espionnage au moyen des télécommunications.
En effet il est, évidemment, tentant de disposer d’une surveillance médicale permanente et la technologie permet d’envisager une intervention à distance permettant d’activer ou de ralentir l’effet de l’extraordinaire machine intégrée dans cette auguste poitrine.
Mais, du coup, il était imaginable également qu’un vilain terroriste … l’un de ceux que la NSA surveille, paraît-il, avec sa toile d’araignée paranoïaque … ait l’idée de prendre le contrôle du fonctionnement du cœur de celui qui était, alors, le vice-Président des Etats-Unis … et de l’envoyer ad patres.
Par précaution et en réaction, en 2007, la fonction de communication entre la machine implantée dans le cœur de Dick CHENEY et l’extérieur, fut désinstallée.
Accroître les risques biologiques, pour échapper aux risques de cyber-terrorisme, n’est-ce pas parfaitement emblématique de la folie qui s’est emparée des dirigeants de ce monde qui ne sait plus ce qu’il est, ni où il va ?
Il est vrai que le décès de Dick CHENEY nous aurait plongés dans un bien plus grand désarroi que la mort de centaines de personnes, dont de nombreux enfants, dans une traversée de la côte libyenne vers Lampedusa, où nul n’est capable de surveiller que la traversée ne va pas s’achever par un dramatique naufrage en pleine nuit … dans une horreur absolue.
Jean-Paul Bourgès 24 octobre 2013