Au centre se trouve le point que tout archer rêve d’atteindre.
Au centre se trouve l’idéal de la vision de Dante avec ses cercles concentriques.
Au centre pourrit un mouvement politique, qui n’a plus aucun droit d’occuper cette position, que l’on devrait considérer comme à équidistance des extrêmes.
Comme d’habitude, c’est en soirée que j’écris le billet que je publierai le lendemain lorsque j’irai à l’Office du Tourisme de Tence qui possède un point Wifi, ce soir, donc, j’éprouve un étrange sentiment … où l’incompréhension a une large part et où la colère occupe ce qui reste.
Je veux bien imaginer qu’être député UDI n’est pas un diplôme d’Histoire et que ce triste sire, Gilles BOURDOULEIX, n’a aucune connaissance de ce que fut le génocide nazi contre les Tsiganes (Sous ce terme générique il y a de nombreuses populations, dont, soixante ans plus tard, toute l’Europe devrait avoir honte de la façon dont elles sont toujours traitées).
Mais ses connaissances comprennent quand-même le fait que le nazisme les avait pris pour cible !, au point de regretter qu’ils n’aient pas tous été tués ! ! !
Je me moque des procédures, internes à l’UDI, qui seront entreprises pour l’exclure de ce parti.
Je ne m’arrête pas aux cris d’orfraie poussés par beaucoup … y compris par Christian ESTROSI qui, quoique motodidacte, s’est quand-même rendu compte de l’énormité du propos.
Je me demande juste combien de Français et, plus précisément, combien d’électeurs de Cholet cela conduira-t-il à éliminer définitivement cet individu de ceux auxquels il est envisageable de confier un mandat.
Si, comme je le crains, cela n’élimine pas, à tout jamais, ce Monsieur de la possibilité de représenter le peuple français, nous avons beaucoup de soucis à nous faire.
Ces fidèles de « Vie et Lumière », je les connais depuis quarante ans. Je séjournais alors, pour raisons professionnelles, dans le nord du Finistère, où ils étaient venus établir leur camp. Nous avons fait connaissance et nous avions parlé ensemble, ils avaient peu de chance de convaincre l’athée que je suis. Un peu plus de vingt ans plus tard, devenu élu d’une commune de l’ouest lyonnais, je les ai retrouvés alors qu’ils avaient installé leurs caravanes sur le territoire de la commune. Dans un cas, comme dans l’autre, ils avaient tout parfaitement nettoyé à leur départ.
Initialement, j’avais envie de vous parler, ce soir, d’un sympathique spectacle de claquettes irlandaises d’un groupe de Chicago, à Saint Bonnet-le-Froid (Quel étrange et beau mélange). Ils étaient là dans le cadre du festival « Interfolk » qu’accueille en ce moment le département de la Haute-Loire. Vous rendez-vous compte ? Chicago dans un village de trois cent habitants en Haute-Loire ! Ils furent brillants, techniquement au point, de couleurs diverses … mais, en les admirant, eux qui venaient de si loin, je pensais à ces nomades qui, chaque année, passent au même endroit avec leurs roulottes, sans aucun bruit, sans gêner personne et comme l’ombre d’un nuage passe sur la place du village.
Comment tolérer que certains aient envie de les voir disparaître … comme, naguère, HITLER ?
Jean-Paul Bourgès, le 24 juillet 2013