Nos derniers enfants et petits-enfants sont partis hier. Dans cette maison qui, il y a encore quelques jours, résonnait des cris, des rires, des interpellations d’une vingtaine de personnes, le calme est revenu, paisible, utile pour se reposer un peu, permettant d’avoir de nouveau des conversations à deux en lieu et place des croisements en tous sens d’échanges rarement conduits à leur terme.
En fin de matinée nous sommes allés tous deux fouiller à la librairie-bar à vin de « L’Arbre Vagabond » où se déroulent les « Lectures sous l’Arbre » et nous avons déjeuné sur le pré après avoir rempli un sac de beaux livres qui feront de beaux cadeaux de Noël (Voir mon billet du 11 juillet).
Puis nous sommes allés au centre du Chambon-sur-Lignon où des artisans d’art vendaient leur production et Maly a craqué pour quelques jolies gravures d’inspiration florale.
De retour à la maison je suis allé faire un petit tour dans les bois où, en moins d’une heure mon panier était devenu tellement plein de cèpes que j’ai dû écourter la promenade au grand dam de ma chienne, qui aurait apprécié de prolonger cette exploration.
C’est alors qu’est arrivé mon ami Bernard pour charger les bottes de foin qu’il avait réalisées la veille dans son pré juste au-dessous de chez nous. J’allais me mettre à couper en lamelles les cèpes pour les mettre à sécher, mais j’ai abandonné cette tâche pour aller l’aider à charger d’autant plus que sur les cent trente bottes, vingt devaient rejoindre notre grange afin de compléter l’alimentation de notre âne, Chagall, durant l’hiver prochain.
En fin de soirée, la provision de Chagall était dans la grange, les cèpes étaient mis à sécher sur un vieux drap devant le foin, nous nous étions régalés d’une omelette aux cèpes.
Tout me paraissait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes … jusqu’au moment où mon regard fut attiré vers un modeste renfoncement proche de l’endroit où j’avais garé ma voiture. C’est à mon petit Nikon de poche que j’ai fait appel pour vous en apporter le témoignage.
Pensez donc, si même au Chambon-sur-Lignon, les Droits de l’Homme ont si peu de place et sont si difficiles d’accès …. qu’en est-il ailleurs ?
Jean-Paul Bourgès 23 août 2014