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Billet de blog 26 août 2015

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Les devoirs de l’homme et du citoyen

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je dédie le billet de ce jour à un couple que j’ai croisé ce matin au Chambon-sur-Lignon. Ils m’avaient reconnu grâce à la photo de mon blog. Nous avons échangé quelques mots sympathiques. Ils attendaient le billet du jour … je le leur offre donc.

Nos enfants et petits-enfants sont désormais tous repartis et nous profitons de quelques jours de calme, de nettoyage et de remise en état de la maison avec un temps idéal et un ciel d’un bleu profond. Les taies d’oreiller et les housses de couette séchant sur le fil témoignent de cette fin de période.

Illustration 1
Soleil et vent ça séchera vite © Jean-Paul Bourgès

La journée d’hier commença par le marché de Tence qu’on atteint en longeant la Sérigoule qui traverse le village paisiblement avec une eau si pure qu’on peut y observer les truites presque immobiles face au courant.

Illustration 2
© Jean-Paul Bourgès
Illustration 3
© Jean-Paul Bourgès

S'ensuivit un excellent déjeuner pour un prix plus que raisonnable à « L’Epicéa » conforme à sa devise, « Simplicité et élégance ». Puis nous reprîmes nous reprîmes la route qui, par Le Chambon-sur-Lignon, nous amena à Saint Agrève afin de nous inscrire pour une visite-dégustation de nos quasi-voisins qui, à Fougère sur la commune de Saint André-en-Vivarais, ont un gîte à proximité duquel ils élèvent des escargots (Pour les amateurs de tranquillité, allez donc voir le site www.lepechedeparesse.fr ).

Un petit dîner vite pris chez nous avec une omelette aux champignons ramassés dans le bois nous prépara à la suite.

Illustration 4
Juste suffisant pour une omelette à deux ! © Jean-Paul Bourgès

La fin de la journée, ce fut au cinéma du Chambon-sur-Lignon où la réalisatrice, Caroline REUSSNER, présentait son film intitulé « Théodore MONOD, une météorite dans le siècle ».

Et c’est en mêlant la vie hors du commun de cet homme et la date du 26 août 1789 que j’ai intitulé ce billet.

Il se trouve qu’hier matin, sans penser au film que nous avions prévu d’aller voir le soir, j’avais relu les dix-sept articles du texte voté sous l’intitulé « Les droits de l’Homme et du Citoyen ». Ils ont un peu vieilli, on peut aussi s’indigner que deux cent seize ans plus tard de nombreux articles soient toujours aussi mal appliqués.

Mais ce qui m’a surtout frappé dans le film c’est que Théodore MONOD fut avant tout un homme de l’accomplissement de devoirs, non pas à l’égard des siens, des plus proches, mais de l’humanité tout entière dont il se sentait d’autant plus près que les pas de son dromadaire l’avaient enfoncé plus loin de tout et de tous au fond du désert.

Il ne mit jamais ses droits en avant mais il fut l’illustration « des devoirs de l’Homme et du Citoyen » jusqu’à la fin de sa vie à l’âge de quatre vingt dix huit ans !

Jean-Paul BOURGÈS 26 août 2015

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