Tuez-les tous … MÉNARD reconnaîtra les chiens

Ce billet est aussi publié à : Une nouvelle ménardise

Décidément Béziers est une ville qui, depuis Simon de MONTFORT, ne cesse de nous surprendre.

A l’époque du sus-nommé, l’atrocité de la répression des Cathares, « au nom du Christ », fit entrer la ville dans l’histoire de notre pays et en fit l’illustration de ce qui nous interdit, à jamais, de donner des leçons de tolérance et de respect de la vie à ceux qui, en Syrie par exemple, commettent des crimes abominables « au nom d’Allah ». Ils se valent.

Depuis que cette ville, jusqu’ici plutôt connue par son équipe de rugby, a choisi pour maire un ancien responsable très médiatique de « Reporter sans Frontières », nous avions eu de nombreuses occasions de nous indigner des positions anti-républicaines de cet individu.

Manifestement fasciné par des méthodes directement inspirées du IIIème Reich, il n’avait raté aucune occasion de manifester que, pour lui, tout Français n’avait pas la même valeur sans se poser la question de savoir où il est né ou quelle est sa religion.

Certaines de ses décisions ont été cassées par le Tribunal Administratif et le Préfet de l’Hérault veille au grain, afin que Béziers ne devienne pas un territoire n’obéissant plus aux lois de la République.

Obsédé par une passion du flicage, il a dû en rabattre sur la constitution de fichiers contraires au respect des citoyens français.

C’est donc vers l’espèce canine, dont le sphincter anal débouche, malencontreusement sur de déplaisantes déjections parsemant les trottoirs qui deviennent, il est vrai, parfois des crottoirs, que son imagination répressive vient de trouver une nouvelle occasion de se manifester.

Les propriétaires de chiens vont devoir accepter un prélèvement permettant d’établir la signature ADN de leur fidèle compagnon. Lorsque les policiers municipaux aviseront une crotte sur un trottoir, ils en prélèveront un échantillon, dont l’ADN sera comparé au fichier préalablement constitué. Les toutous fautifs seront ainsi identifiés et leurs maîtres seront alors redevables d’une sérieuse amende.

La fixette de Robert MÉNARD à l’encontre des Maghrébins étant bien connue, depuis qu’il dut quitter Oran, sa ville natale, il y a cinquante-quatre ans, on peut penser que les tarifs seront différenciés selon que le chien sera un Chiwawa à sa mémère, ou un Rottweiler ne pouvant obéir qu’à un caillera.

Jean-Paul BOURGЀS 27 avril 2016

 

 

 

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