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Billet de blog 27 septembre 2015

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Un peu de douceur dans ce monde de brutes

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ces derniers temps, reflétant hélas l’actualité, j’ai écrit des billets lourdement marqués par la brutalité d’un monde où la haine semble de plus en plus prospérer.

Une petite pause dans la nature du Plateau vivaro-vellave, me permet toujours de retrouver de belles choses qu’il suffit de contempler pour se sentir revivre.

Hier je m’étais donc rendu là-haut, en espérant trouver les premiers cèpes ou golmottes de la saison. Il faudra manifestement attendre encore au moins quinze jours, probablement à la nouvelle lune, et quinze jours plus tard les premières gelées réduiront la saison des mycophiles à deux ou trois semaines au maximum.

Je me suis cependant promené au calme et je vous offre ci-après quelques vues prises avec mon téléphone.

Au point de départ, j’ai constaté que, dans une niche du mur de « La Chaumette », une capucine commençait enfin à fleurir. Plein d’autres boutons se préparent sous les feuilles.

Dans notre pré, Chagall a presque fini de brouter l’herbe et, d’ici peu, il va falloir le ramener vers Lyon où l’herbe a recommencé à verdir grâce aux pluies de ces derniers jours. Il a déjà mis son manteau d’hiver ce qui prouve que les nuits doivent commencer à être bien fraîches.

A côté de Chagall, sur le chemin me conduisant dans les bois, les chèvres de notre voisin, Patrick, me regardèrent passer avec cette curiosité qui les caractérise.

Un peu plus loin, dans un vallon que j’affectionne particulièrement, un troupeau de limousines s’arrêta de brouter pour me regarder passer.

Puis, une fois entré dans le bois, dans un creux tapissé de mousse, les premières chanterelles grises (Cratellerus tubaeformis) se mêlent aux feuilles déjà très colorées des myrtilliers.

Au bord du bois, les feuillus mêlent leur dorure aux conifères immuablement sombres.

Peu importe que le panier n’ait compris que de quoi régaler une seule personne (Maly n’étant pas encore rentrée de Charleville-Mézières, cela suffisait).

On est le 27 septembre. C’est l’anniversaire du mariage de mes parents, en 1930. Je n’oublie jamais cette date, d’autant que la dernière fois que j’ai parlé à maman au téléphone, c’est le 27 septembre 1993 … deux jours plus tard elle se cassait le col du fémur et elle ne survécut pas à l’opération. Maman aimait tant la nature et c'est elle qui m'a appris à la respecter.

Jean-Paul BOURGÈS 27 septembre 2015

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