Eriger une statue de Nicolas Sarkozy à la place du mur de Berlin

 

PARCE QU'IL NOUS RESTE CE PETIT POUVOIR DE TRANSFORMER LES FAUX HÉROS EN STATUE (les vrais héros le sont déjà, hélas!)
PARCE QUE NOUS AVONS NOUS AUSSI DROIT A NOTRE RÊVE DE GRANDEUR, JE RÊVE DE NOUS VOIR UN CERTAIN NOMBRE, LE 9 NOVEMBRE 2010,À BERLIN! D'ARPENTER ALEXANDERPLATZ, DE DEAMBULER LE LONG DE LA SPREE, UNE STATUE DE NOTRE GRAND HOMME SOUS LE BRAS...

 

Comme Notre Président de la République le confesse sur Facebook, il semble avoir été un des rares acteurs politiques, présent quasiment instantanément à Berlin dès l’annonce de l’ouverture des points de passage entre l’Est et l’ouest...

Et alors… ? Où serait le problème ? Et pourquoi encore une fois s’en prendre à l’imagerie présidentielle ?

Pourtant pour nous,cette histoire, c’est énième aventure sarkozienne est une fois de plus révélatrice, d’un rapport au pouvoir, d’une présidence omnisciente ; de cette envie maladive, d’être toujours présent, de faire l’événement, de le contrôler, d’en être quasiment l’initiateur. Alors, on peut avoir la tentation de «réécrire l’histoire», le plus tragique comme la plus heureuse, celle de l’Afrique, comme celle du mur de Berlin. Ainsi, comme le Père Ubu, on est toujours au centre de tout, de la petite histoire people comme de la grande.

 

Parfois les gouvernés un peu stupide, que nous sommes, tentent d’imaginer le désir présidentiel ; vouloir absolument être présent ce fameux 9 novembre ! c’est peut-être en quelque sorte, revendiquer, une place à part, c’est être le seul à avoir tout compris.

Sans doute, Nicolas Sarkozy, a-t-il rêvé au fond, ce jour idéal, où il aurait quasiment fait tomber le mur de Berlin presqu'à lui tout seul.

Prenons-nous, nous aussi alors, à rêver dans l’espace qui nous est encore accordé;

Rêver d’être nous aussi à la hauteur du Personnage qui nous incarne, de faire des rêves aussi beaux que le Président que nous nous sommes donnés.

Des rêves éveillés de grandeur pour rendre hommage à une telle magnificence, une telle prescience de l’événement, que dans notre médiocrité, noyer dans la masse, nous n’avons même pas vu venir...

Répondre par la fanfaronnade à la fanfaronnade des puissants, en transformant les héros en statue, privilège des humbles et des artistes, nous parait, aujourd’hui, bien salutaire, comme au temps de Shakespeare, Jarry ou Ionesco…

Alors oui, nous exigeons une statue de Nicolas Sarkozy, à la place du mur de Berlin.

 

Nous répondons face à face, facebook to facebook, puisque l’époque l’exige, à armes quasiment égales, et nous vous invitons à rejoindre le groupe pour « Ériger une statue de Nicolas Sarkozy à la place du mur de Berlin »*, . …

 

Jean-Paul Guidoni, au nom du groupe qui vient de se constituer sur Facebook pour « Ériger une statue de Nicolas Sarkozy à la place du mur de Berlin ».

 

 

* http://www.facebook.com/group.php?gid=174961283769

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