La révolution par le numérique

Rêve général de grêve générale, débat sur les places publiques, agora somptueuse du peuple en action, mais agora du plaisir, celui de la persistance historique, de l'invective à soi d'être dans le sens d'une histoire insolite qui s'écrit pour chacun au singuier.

La prise de parole, au vif, en émotion, en représentaton pose en soi un problème. La pensée égraine ses affordances dans la précipitation, dans l'image que le débatteur met en avant. Tout un méta-langage, une sémiosis particuière vient renforcer ou au contraire déformer les propos et leur entendement. 

Or, imaginez un seul instant ce qu'est d'administrer une société, une nation, un peuple, un régime démocratique et son économis, ses vieux, ses enfants, son école, sa police, son armée, son commerce.... tout le monde triche dès qu'il peut (Panama en est un exemple parmi des millions d'autres à n'en pas douter). Des millions de décisions qu'il faut coordonner vers un but commun sans recourir à la violence, sans recourir à l'injustice, ici ou ailleurs, sans étouffer les contradicteurs.... La mission devient sérieuse.

Quelle hiérarchie des actions dans la conception pyramidale du modèle qu'il nous faut combattre ? Comment accepter la présence nécesaire des réfractaires ? Comment les associer au débat ? Comment percevoir l'étendu du travail qu'il faut fournir en amont d'une révolution. Comprendre la globalité du système que l'on combat, imaginer des propositions plus conformes à nos aspirations, imaginer la manière de les mettre en place rapidement et sans injustice, sans créer l'animosité des autres pays, faut il développer le débat au niveau européen ? Ce dernier point me semble essentiel.

Il faut passer le cap de la citoyenneté européenne et s'en saisir. Faire converger les peuples d'Europe vers un débat démocratique sur la nature de l'Europe, sur la nature de leur citoyenneté, sur le statut de travailleurs... Et pour cela il n'y aura jamais de plce publique assez grande pour faire travailler ensemble les dizaines de million d'individus dont nous avons besoin pour mener ce projet. 

Tous doivent être les bien-venus du moment où ils savent qu'ils devront d'abord faire la concession de leur satut et de leur différence sociale et sexuel.Un citoyen n'est ni homme, ni femme, c'est un citoyen.

Aujourd'hui, la technologie permet de créer un république numérique, avec ses citoyens numériques. Il faut un temps pour élaborer ensemble, isoler les valeurs que l'on partage réellement, dans la vie privée comme dans la vie publique. Il faut ré-élaborer une constitution. Et celle-ci doit se dérouler sur une plate forme. 

Le modèle politique élaboré par autant de spécialistes que la toile peut dispenser, devra être alors un point d'ancrage pour la révolution réelle. Mais cette dernière, il faut sérieusement la préparer. Je propose une méthode simple : moins on sait, plus on définit les objectifs premiers. Plus on sait, plus on cherche les solutions techniques pour les réaliser. Ainsi, moi qui suis très pauvre en culture juridique, je sais que je suis contre la peine de mort. Je le sens comme une évidence pour moi. Je n'ai pas besoin de savoir si c'est éconmiquement une bonne idée. Si la majorité approuve, alors d'autres plus experts élaborent les plans d'actions... Et vous voyez que j'ai besoin d'aide, car je retombe dans les travers de ma culture !

Donc, je ne sais pas le faire, une plate forme citoyenne, sérieuse, avec des rubriques précises et générales, éducation, justice, économie, statut des entreprises, ... et avec des analyses pertinentes réalisées par des citoyens réflexifs, éclairés par d'autres citoyens. Inventons un exercice de synthèse pour faire avancer els débats... 

Chaque participant serait citoyen1.0 de cette république1.0, qui se doterait d'une constitution, de lois, d'instituions numériques, d'écoles citoyennes numériques... Tout cela est possible techniquement... Inventons la république de demain, ou chaque citoyen pourra l'être de façon autonome. 

La démocratie acémète, laus pérénis des peuples en colère

 

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