L'essentiel aura été de participer...

Ecrire ou ne pas écrire pour dire que l'on s'en va, that is the question...

 

La réponse est là, dans l'écriture de ce dernier billet (j'ai surtout commenté) ou je vais essayer d'ordonner un peu l'ensemble de ce que je ressens...

 

Me vient tout d'abord une réflexion générale sur l'écriture et l'apport que peut avoir un média en ligne au travers de mon expérience personnelle. Je ne fais pas partie de ces personnes qui s'expriment essentiellement par l'écriture, je suis plutôt dans l'oralité et "réservais" mes rares écrits (par courriers) à des proches et/ou bien sûr à la communication de la vie courante (courriers administratifs et autres)...

 

Je me suis abonné à Médiapart pour lire les articles à l'occasion de l'affaire Bettencourt et ne ressentais pas à l'époque l'envie/besoin de commenter...Peut-être par "pudeur" (être lu par des "inconnu/es") ou parce que je n'en voyais pas "l'intérêt". Ce n'est que plus tard et essentiellement sur la politique que j'ai commencé à commenter, y voyant un formidable espace de débat public et d'expression pluraliste...

 

Même à cette époque, je ne "fréquentais" pas l'espace "club", me contentant de réagir à des articles et à leurs commentaires et c'est à la faveur d'un changement de forme de Médiapart (en Juillet 2013, me semble-t-il) que je me suis intéressé à cet espace, à sa vie "interne" et à sa relation avec Médiapart...La limitation des caractères pour les commentaires m'a "contraint" d'écrire un billet pour poursuivre un débat entamé avec un commentateur et j'ai ensuite participé plus à la vie interne du "club", notamment au travers de "la lutte" contre le "pliage" et le "déconseiller"...A ce propos, c'est quand même assez rigolo que la fonction "déconseiller"ai disparu dernièrement (serait-ce suite à un certain parti pris? je n'ose le croire) et "plus grave" qu'elle n'apparaisse même plus dans les anciens billets (devrais-je utiliser le "classement" Perraudien et définir le procédé comme Stalinien?)...

 

Quoi qu'il en soit mon passage sur Médiapart m'aura permis de me rendre compte qu'au delà du plaisir de lire des billets/commentaires de quidam "lambda", je ressens aussi du plaisir à écrire et à être lu...On en apprend toujours sur soi-même et sur les autres en échangeant et la "frontière" entre "virtuel et réel" m'apparaît beaucoup plus ténue que ce que je pensais au départ (même s'il ne me viens pas à l'idée d'être sur facebook par exemple)...

 

Alors pourquoi partir et pourquoi écrire que l'on part? Je pars car je ne peux plus cautionner la ligne éditoriale de Médiapart, ses divers manquements à l'éthique et à cause de sa conception toute particulière du "participatif"...Les derniers temps, je ne lisais presque plus les articles (ou alors en diagonale) tant leur teneur m'apparaissait comme "convenue" sur la forme et le contenu...Restent les blogs qui sont en accès libre (pour les lire, hélas pas pour échanger) qui me feront "retourner" sur Médiapart sans verser 9 euros au journal prétendument "indépendant" et "différent"...Je pars parce qu'à contrario de ce que j'écris souvent en clôture de mes commentaires/billets (ne nous résignons jamais), je me suis résigné à ce que Médiapart ne soit qu'une façade de pluralité, une sorte d'exutoire à la colère s'exprimant uniquement par des mots non confirmés par des actes (voir carrément contredits)...Un peu comme un P"s" qui ayant conquis tous les pouvoirs (Médiapart a atteint son objectif de rentabilité), révèle son "vrai visage" et méprise ceux/celles qui ont participé à son "succès"...Les diverses personnes qui ont tenté en vain d'être des "lanceurs d'alerte" auront pu constater que Médiapart est un journal conventionnel, très Parisien et finalement reproduit les mêmes schémas que la presse papier mainstream...Je serais bien curieux de savoir si une seule alerte (sociale/juridique, etc) de la part d'un/e abonné/e a donné lieu à une enquête de la part de journalistes de Médiapart..Je l'ai vécu personnellement avec la lutte des grands Moulins Maurel à Marseille..

Bref, je me suis lassé de Médiapart et le quitte sans regret ni amertume (même si j'apparais comme déçu, ce qui peut être le cas quand vous avez l'impression de vous être trompé et/ou de l'avoir été)...

 

Et j'écris que je pars, non pour inciter d'autres à le faire, mais pour le plaisir d'écrire et d'être lu et partager un peu de ce que je ressens aujourd'hui...Je médirais à part dorénavant...

 

Ne nous résignons jamais ! [°_°]

 

 

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