Les programmes de Macron et Le Pen analysés par Amnesty

L'ONG Amnesty International qui défend les Droits de l'homme a interpellé et analysé les programmes des 11 candidats à l'élection présidentielle sur les thématiques des libertés individuelles et des réfugiés. Focus sur Macron et Le Pen.

Amnesty International est une ONG qui défend les Droits de l'homme et qui veut faire respecter l’ensemble des droits humains inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. 

A l'occasion des élections présidentielles, Amnesty a interpellé les 11 candidats à se prononcer sur dix droits fondamentaux. « L'analyse a été menée à l'aune de nos recommandations portant sur les thématiques des libertés individuelles et des réfugiés, en tenant compte de l'égalité d'accès aux droits pour tous » explique l'ONG. Regardons les programmes d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.

Les libertés pour Emmanuel Macron selon Amnesty ? « peu de propositions concrètes pour leur protection ». Macron n'est pas gêné d'ailleurs de reprendre le slogan « la sécurité, première des libertés » défendu avant lui par le Front National, Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls ! Amnesty rappelle que « l’exigence légitime de sécurité ne doit pourtant pas faire oublier les autres libertés, mises à mal ces dernières années au nom de la lutte contre le terrorisme ». 

Et sur la proposition de « fermeture des lieux de culte dans lesquels certains prêchent l'apologie du terrorisme», l'ONG dit que « le droit commun permet déjà la dissolution d’association » et qu'elle « va à l’encontre de nos recommandations qui s’opposent à l’inscription dans le droit commun des mesures prévues dans le cadre de l’état d’urgence ».

Pour le Marine Le Pen, Amnesty met en garde : « Les principes en faveur des libertés présents dans le programme de Marine Le Pen sont remis en cause par des propositions concrètes discriminatoires et stigmatisantes, dangereuses pour les droits et libertés ».

L'ONG cible notamment la proposition « d'expulser tous les étrangers en lien avec le fondamentalisme islamiste ». Le motif « lien avec le fondamentalisme islamiste » est « vague et de nature à discriminer des personnes en raison de leur origine ou de leur religion ». Amnesty rappelle qu'une « personne qui représenterait un danger grave pour l’ordre public peut déjà faire l’objet d’une expulsion, quelles que soient ses croyances ou opinions ». Donc nous sommes prévenus : Marine Le Pen est bien une candidate d’extrême-droite !

Amnesty Amnesty


 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.