Lignes de refondation démocratique des entreprises et de l’économie (Comment sortir posément du capitalisme ?)

Aucun des programmes présentés à gauche n’aborde vraiment une réforme démocratique de l’entreprise, alors que c’est au sein même de l’entreprise que se joue, pour l’essentiel le partage de la richesse produite.
(trop de Maîtres de Conférences et pas assez de praticiens d’entreprises rédigent ces programmes).

Devant le creusement des inégalités et de la précarité, ce n’est pas le droit du travail, mais celui des sociétés de capitaux qu'il faut réformer d’abord.  Il le faut pour donner à la population européenne (salariée et consommatrice) les moyens d’intervenir par elle même sur les décisions économiques  (qu’il  faut, en outre, décentraliser fortement)

Ignorer ce sujet reviendrait à maintenir la population sous la dépendance exclusive et croisée des rentiers, du patronat, des politiques, des syndicats, et des grands prêtres  de l’économie qui prêchent dans les médias.
La démocratie n’est pas un spectacle, c’est un mode de vie.
Un chemin de découverte à emprunter pour défendre la vie sur la planète.


 Par Jean-Pierre Hauguel ( HEC retraité, ex Attac Paris-Centre, ex Attac Bagnolet, Collectif   ex anti-libéral de Saint Valéry-en-Caux, 76)

 

 

Lignes de refondation démocratique des entreprises et de l’économie

(Comment sortir posément du capitalisme ?)

 

Qui ne voit le coté pathétique des gesticulations des représentants du peuple de notre pays ? Après une soumission inconditionnelle aux diktats d’une « aristocrature économique » principalement anglophone, qui sévit depuis dés années et révolte les populations, les voici, à l’approche des élections dans la fébrilité d’initiatives brouillonnes et sans stratégie.

 

 

A quand la "flexibilité" des entreprises devant  les exigences de la Démocratie?

A quand  la "séparabilité" des sociétés humaines modernes d'avec un capitalisme vieux de quatre cents ans ?

Contenu :

  1. 1.   Renverser l’organisation du siphonage de la richesse produite dans les entreprises. (pages 2 et 3)
  2. 2.   Quid de la bonne gouvernance? (page 4)
  3. 3.     Le choix d'une refondation démocratique de l'Entreprise (page 5)
  4. 4.   Quatre lignes d'actions refondatrices (pages 6 à 8)
  5. 5.   Quatre principes d'économie sociale sur lesquels s'appuyer. (page 9)
  6. 6.   Le statut scic comme alternative à la société de capitaux (page10)
  7. 7.   Opportunité d’alternative européenne tirée de l’actualité : la fusion GDF Suez (pages 11à13)
  8. 8.   1 Renverser l’organisation du siphonage des richesses produites contre les  citoyens salariés dans les entreprises

 

En 30 ans, la part de PNB attribuée aux salariés  a décru de plus de … on ne le saura pas :  1500 milliard d’€ au moins ont filé dans les paradis fiscaux !

 

  • Quels mécanismes et procédés ont été mis en place pour organiser                         développer et pérenniser ce siphonage ?
  • Quelles décisions et réglementations internationales ont déterminé ces                                     mécanismes ?
  • De quelle légitimité démocratique, ces décisions peuvent-elles se prévaloir ?
  • Qui sont les auteurs, qui sont les bénéficiaires, qui sont les victimes ?
  • Quels sont les effets économiques obtenus sur le profil de la demande                         solvable, sur les modes de vie,  sur l'emploi, la satisfaction des besoins fondamentaux, l’état écologique de la planète etc…
  • Quels sont les effets sociaux obtenus sur la cohésion sociale, la sécurité des biens             et des personnes, alphabétisation et éducation développement culturel, etc…

 

Les choix économiques, arrêtés dans la confidentialité de lobbies et de cercles d’affaires protéiformes, ont mis peu à peu la démocratie hors jeu. Après la Trilatérale et derrière Davos, on trouve des organismes plus discrets : le Council of Foreign relations, le Groupe de Bilderberg, Aspen France…, et tant d’autres grâce auxquels les états démocratiques ont été domestiqués, privatisés.

 

Ainsi s’est installé un concubinage scandaleux et de plus en  plus voyant entre les détenteurs de capitaux et la plupart des dirigeants administratifs et politiques de Paris, Bruxelles ou Washington. Ainsi est-on passés insensiblement de la démocratie à une sorte d’ «aristocrature muette « le pire est dans la généralisation d’entreprises sous traitantes, à visées financières assurées, assurées de leur cortèges délocalisés,  de réputation publicitaire affirmée, mais dans les usines  desquelles on trouve aussi des salariés morts.

 

Aujourd’hui, la population, dupée par félonies successives, n’a plus confiance dans ses élus.

 

En  France, la campagne électorale bat e son plein. Programmes, projets politiques, contre mesures, manifestes, tout cela foisonne, couché sur papier glacé ou recyclé selon les moyens disponibles.

Beaucoup trop de propositions confinent le citoyen au rang de simple spectateur votant. Très peu de propositions,  songent vraiment à  ouvrir aux salariés comme aux

Consommateurs les espaces nécessaires pour intervenir eux-mêmes sur les décisions économiques ou ils habitent, et qui depuis trente ans restent inappropriées à leurs besoins et démolissent la planète.

 

C’est là  que  les deux prochaines élections vont se jouer.

 

il faut transférer méthodiquement aux populations du pouvoir de décision économique, qu’on aura retiré corrélativement des mains avides et insensées des détenteurs et gestionnaires  de capitaux.

L’après capitalisme est une exigence morale , écologique autant que démocratique. C’est aussi une condition de la paix.  Etl’agitation inquiète des touristes de Davos qui découvrent cette évidence n’y pourra rien :

Il y aura une vie après le capitalisme : sans eux !

 

 Suite du  billet : à venir…

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