1 Siphonage de la richesse produite +Aristocrature néolibérale = Une économie de l’imposture, et du mensonge.

1 Siphonage  de la richesse produite +Aristocrature néolibérale = Une économie de l’imposture, et du mensonge.

 C'est principalement par le truchement de l'entreprise que se joue aujourd'hui la répartition effective de la richesse  produite.

 Comment donc pourrait-on inverser cette répartition vers plus d'équité sans s'intéresser à une réforme profonde des principes de droit et des règles de fonctionnement des entreprises elles-mêmes ?Et d'abord des multinationales ?

 Pour concevoir ces réformes, comment faut-il donc voir les entreprises ?

  • Comme des boîtes noires intouchables, hors démocratie, animatrices quasi exclusives de la vie économique, ainsi que l'affirment la plupart des détenteurs de capitaux et/ou dirigeants qui détiennent aujourd'hui la quasi-totalité du pouvoir sur ces entités?
  • Ou bien comme lieux de confrontation d'intérêts socio-économiques et d'échanges entre les nombreux acteurs qui animeraient  sur un pied d’égalité, la vie économique ?

 Dans cette seconde approche, telle entreprise particulière pourait être considérée comme une sorte de marché local complexe où se posent entre les acteurs concernés des problèmes d'équilibre entre les intérêts, et d'égalité dans l'accès à l'information.Ce serait  autant de conditions bien connues des théoriciens du libéralisme et sans lesquelles, de leur propre aveu, aucun marché ne peut fonctionner correctement, c'est-à-dire au bénéfice équilibré de tous les acteurs.

Pourquoi donc faudrait-il  que le respect des règles du marché si chouchoutés en périphérie de l'entreprise, ne le  soient  plus au  sein de cette même entreprise?

Comment ne pas mettre en cause les processus multiformes de satellisation et d'asservissement des PME et de concentration toujours plus forte de la décision économique ? Comment ne pas conclure que les principes de marché sur lesquels s'appuient idéologiquement les néo-libéraux, sont autant d’impostures et de mensonges , que ce soit l'esprit d'initiative individuelle, la liberté d'entreprendre... ou  la célebre "concurrence libre et non faussée?" Les détenteurs de capitaux justifient juridiquement la notion de dividende par l'existence du risque économique de marché...  Mais le risque est aussitôt anéanti par les mêmes, au travers de l'organisation d’ententes commerciales, et d'oligopoles internationaux rendus inattaquables par la mise sous influence de l'ensemble des classes politiques d’Europe et d’ailleurs.

Comment ne pas estimer que cela relève d’une sorte de vol en réunion à l’encontre de personnes en état de dépendance et de faiblesse ? (des opérations légalement blanchies par la collusion entre  lobbies économiques et élus politiques) Le  cas de la distribution de l’eau en France en est un exellent exemple  emblématique .

2 Quid de la bonne gouvernance brandie par les tenants du prétendu libéralisme ?

cette Gouvernance d'entreprise, avec sa grille d’analyse et trois sujets dominants? fonctionne t'elle :

   selon les formes d'entreprises?        selon les formes d'exercice du pouvoir économique? selon  les Critères de décision  dominants ?       

…Publiques?

…Capitalistes?

…Coopératives ou mutualistes?

…Associatives? 

...Collégiale?

De la Société Coopérative d'Intérêt Public à…l'Union Européenne?

De la décision sous contrôle collégial des acteurs intéressés  par l'objet social à l'Exercice de la démocratie?

 (+ visées sociologiques pacificatrices entre les acteurs)?

Pour qu’il y ait "bonne gouvernance", il faut abolir les croyances magiques en la maximisation du taux de profit ainsi que les propagandes intéressées à son extension infinie. Croyances et propagandes doivent céder définitivement le pas aux objectifs sociaux, sociétaux, écologiques, bien réels, eux, et que toute entreprise moderne se doit d’assumer dans un monde menacé.

Et nous autres, citoyens descendants des singes, en recherche progressive de civilisation , ferions mieux d’échanger loyalement nos pensées, espoirs et droits à vivre, plutôt que se vautrer devant d’étranges  lucarnes, agitées de clowns avantageux.

 

.3 Le choix d’une refondation démocratique de l’entreprise

 

C'est dans l'entreprise que se noue la répartition de la richesse produite ? 

C'est donc dans l'entreprise qu'il faut changer les règles du jeu !

 

C'est en Europe que cette démarche peut trouver ses appuis populaires les plus avertis par l'Histoire ?

 C'est donc dans l'espace européen qu'il faut commencer !

 Cette Refondation démocratique, assumée patiemment dans chaque entreprise par les citoyens eux-mêmes, peut être le cœur de la construction d'une Europe solide.

 On peut ainsi doter l’Europe d'un projet démocratique, commun, cohérent, moderne, pacifique, écologiquement responsable, fédérateur …

… et contagieux !

 Aujourd'hui, chacun des acteurs économiques reconnaît que le développement et les performances d'une entreprise sont le résultat d'un travail  essentiellement collectif.

En conséquence plus rien ne justifie une exclusivité du pouvoir en faveur du seul capital pour conduire les destinées d'une entreprise, en particulier les plus grandes.

Il est, à l’inverse, parfaitement possible de démocratiser la décision économique aux différents niveaux de l’entreprise :

  • en tenant compte de la multiplicité de ses formes, 
  • en initiant vraiment les salariés à la gestion de ce qui les fait vivre.
  • En tenant compte des réalités écologiques nouvelles et graves que le système capitaliste néolibéral laisse en héritage.

 Les rééquilibrages juridiques qui vont être proposés veulent remédier aux conséquences d'une gestion néolibérale dévoyée depuis la trilatérale de 1973 qui  ouvrait toute grande  la porte du profit maximum immédiat.

( relire : lointaines séquelles du plan Marshall…)

 

 à suivre la suite du billet 

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