Jean-Pierre Peyrard

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Billet de blog 28 janvier 2026

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Iran

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un exemple de la confrontation entre l’émotion et la pensée : l’émotion souhaiterait la solution venue de l’extérieur, alors que la pensée rétorque qu’il s’agit d’un leurre en même temps qu’elle évoque, dans un coin, la possible exception de l’intervention du Vietnam contre les Khmers rouges. Mais Vietnamiens et Cambodgiens étaient voisins et les luttes révolutionnaires dans le contexte de la guerre du Vietnam avait créé des liens de famille.

Là ?

Comment concevoir une telle tuerie en réponse aux manifestations non armées ? Comment des Iraniens peuvent-ils ainsi massacrer des milliers d’Iraniens sans défense ? Les contraindre à des aveux artificiels pour les juger, les emprisonner et les pendre ?

L’Aveu – le récit d’Arthur London et le film de Costa-Gavras – rappelle que la transcendance du dogme excelle à substituer l’absurdité à la pensée – pour les sociétés et pour les individus.

Si elle prend très vite la main, l’économie est derrière. L’Ayatollah Khoméini n’a pas été accueilli en sauveur pour des questions de pouvoir d’achat. Que les Gardiens de la Révolution massacreurs soient dirigés par des intérêts qui n’ont rien de spirituels ne tire pas un trait sur les croyances et les convictions de l’intérieur – population et individus. La hausse des prix et la grève des commerçants ne suffit pas.

De l’extérieur, ce sont la voix dérisoire du fils du shah et les menaces de D. Trump dont la puissance destructrice n’a rien de dérisoire. Rien de désintéressé non plus, disent le Venezuela, le Groenland. Rien de paisible, dit Minneapolis. Rien de démocratique, témoignent sa conception et son exercice du pouvoir. Brutalité du pouvoir contre brutalité du pouvoir ?

Je continue ma lecture de Les femmes savantes et j’écoute, en boucle, les enregistrements de La Flûte enchantée (Mozart). La meilleure, pour l’instant : celle du Failoni Chamber Orchestra, avec le Hungarian Festival Chorus, sous la direction de Michael Halàsz.

Si l’intelligence de Molière pouvait franchir les portes du théâtre…Si l’enchantement pouvait ne pas être que celui de la flûte de Tamino…

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