Jean-Pierre Roche
Abonné·e de Mediapart

49 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 févr. 2017

Bataille SÉMANTIQUE contre l’EXTRÊME DROITE, traiter le MAL par les MOTS.

Recettes pour DISCRÉDITER L’EXTRÊME DROITE?

Jean-Pierre Roche
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

LA BATAILLE SÉMANTIQUE :
Ma proposition est simple et radicale et le pacte démocrate que je vous propose tient en une seule phrase : Ne parler que de « L’EXTRÊME DROITE » et  ne plus jamais prononcer le nom du mouvement ni celui de ses dirigeants.
Effet garanti : Vous verrez alors combien les dirigeants d’EXTRÊME DROITE, REDIABOLISÉS de ce fait, s’affolent et se déstabilisent. Ils vous menacent vainement des tribunaux en jurant les grands dieux qu’ils ne sont pas d’ « EXTRÊME DROITE », et patati et patata, et ce faisant ils prennent votre relais. Ils ont déjà sans succès porter plainte contre cette appellation qu’ils redoutent. Efficace car l’extrémisme n’est pas digérable. Être traité d’ « extrémiste » disqualifie.

Si vraiment « EXTRÊME DROITE » ne suffit pas on parlera de « LA CANDIDATE D’EXTRÊME DROITE », du ou des « CANDIDAT(S) D’EXTRÊME DROITE » ou du « PARTI D’EXTRÊME DROITE ».
À la grande limite on tolérera « La Le Pen » ou  « La fille Le Pen » ou encore « La candidate Le Pen » ce afin d’affilier fille et père dans l’imaginaire mais impasse sur le prénom. On tolérera également « F Haine, Front Nazional ou Affront Nazional à l’écrit pour se divertir mais, si possible, on s’en tiendra à « EXTRÊME DROITE » afin que cela envahisse les médias et le café du commerce.
Discréditer l’extrême droite ne tient qu’à nous, mais il faut comprendre que le combat « antiraciste », « antifasciste », a été, jusque-là, assez nul voire contre productif boomerang et publicitaire à l’envers. Soit nous continuons à lui faire de la publicité langagière ou médiatique, soit nous la traitons autrement. L’attaquer en la nommant dans ses apparences ou les appellations qu’elle s’est choisit elle-même et qu’elle nous impose, c’est lui faire de la publicité, c’est devenir porte parole de ces gens-là.  Si le parti d’extrême droite change de nom et devient « parti des libertés » ou ce genre, nous serions des gogos à reprendre une telle appellation. Nous le sommes aujourd’hui en utilisant l’appellation qu’ils se sont choisie. Maîtrisons nos appellations et appelons un chat brun un chat brun. L’extrême droite doit être nommée dans sa réalité profonde et répugnante. La désigner pour ce qu’elle est, c’est la couler sans même avoir à l’attaquer au-delà car l’argumentation rationnelle ne tient pas avec ces gens là. On a déjà rencontré cela avec Trump fort mal combattu. METTEZ VOUS BIEN DANS LA COURBURE QUE PLUS VOUS PRONONCEZ LE NOM D’UN CANDIDAT, EN BIEN OU EN MAL, ET PLUS VOUS LUI FAITES DE LA PUBLICITÉ. Leur répondre est facile à condition de se situer également sur le registre sémantique qu’ils étudient eux-mêmes sans cesse pour se dédiaboliser.
Passez ce pacte des Esprits Libres entre amis. Avec votre entourage, relayez cet appel sur les réseaux, généralisons cette pratique simple. Amusez-vous lors des réunions, à chaque infraction on met un euro dans la tirelire républicaine pour financer nos campagnes contre eux.
Notez que j’ai respecté le pacte démocrate dans mon billet. Vous verrez, c’est compliqué au tout début mais on prend très vite le pli et ensuite c'est un jeu et une vigilance où on ne supporte pas de se salir la bouche en prononçant leurs noms. Ayons un langage châtié pour châtier l’EXTRÊME DROITE.
Gardons la bouche propre, no passaran, mettons à bas l’EXTRÊME DROITE.

REPRÉSENTER LES VOTES BLANCS :

ÉLUS TIRÉS AU SORT AU PRORATA DES VOTES BLANCS et vote « obligatoire ».
Inscription automatique sur les listes électorales du lieu d’habitation. Instruction civique d’un trimestre scolaire formant à la citoyenneté.
VOTES BLANCS COMPTABILISÉS ET REPRÉSENTÉS:
Pourcentage de votes blancs dans la publication des sondages, eux-mêmes délimités dans le temps, et dans les résultats électoraux.
REPRÉSENTATION DU VOTE BLANC dans les assemblées par des élus tirés au sort au prorata des votes blancs. Le vote étant fiscalement incité et assimilé à un devoir, il devient nécessaire, tout autant qu’il est légitime, de reconnaître le vote blanc, de le COMPTABILISER et de le REPRÉSENTER. Le tirage au sort intervient. Ex : 20% de votes blancs et ce sont 20% d’élus qui sont tirés au sort.
L’INCITATION AU VOTE dite « vote obligatoire ». Il ne s’agit pas carrément d’un « vote obligatoire » mais d’un « devoir civique citoyen » et d’une incitation civique et fiscale au vote ou plus exactement d’une pénalité fiscale en cas d’abstention. Dans le cadre d’un Revenu Citoyen, il serait logique qu’une retenue fiscale, 50 euros par exemple, soit opérée sur les abstentionnistes. À noter, mesure d’accompagnement dans le cadre de l’émergence d’une 6éme République, qu’une instruction civique et qu’un service civil mixte sous la forme d’un semestre scolaire pourrait remplacer le service militaire afin de former au métier de citoyen.
LA RECONNAISSANCE ET LA REPRÉSENTATION DU VOTE BLANC et, dans ce cadre, LE TIRAGE AU SORT.
Le vote étant fiscalement incité et assimilé à un devoir et une éducation civiques, il devient nécessaire de reconnaître le vote blanc, de le COMPTABILISER et de le REPRÉSENTER. C’est dans ce cadre que le tirage au sort intervient. Ex : 20% de votes blancs et ce sont 20% d’élus qui sont tirés au sort.
Résultat : effondrement du vote d’extrême droite car tous les votes de protestation seront absorbés par ce vote blanc représenté. Très drôle de liquider l’extrême droite avec le vote « blanc »…
Option : Nous pouvons concevoir un système où l’électeur qui vote blanc pourrait, ou non, joindre au bulletin blanc une enveloppe close comportant le numéro de sa carte d’électeur s’il est candidat au tirage au sort. Le tirage au sort se ferait sur le paquet d’enveloppes closes des volontaires au poste ayant donc voté blanc. Seuls les noms des tirés au sort seraient divulgués et les enveloppes non tirées seraient détruites sans être ouvertes afin de conserver la confidentialité du vote. Seuls les élus blancs révèleraient de fait qu’ils ont voté blanc. L’avantage c’est la motivation de ces citoyens et leur indépendance vis-à-vis des autres listes. On obtient des "élus blancs" volontaires, actifs et indépendants, un rêve…

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Covid : en laissant courir Omicron, l’Europe parie sur un virus endémique
Un à un, les pays européens lèvent les restrictions comme les mesures de contrôle du virus. Certains, comme le Danemark ou la France, sont pourtant touchés par une contamination massive. Ils font le choix d’une immunisation collective, avec l’espoir de vivre avec un virus circulant tout au long de l’année à basse intensité.  
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Nouveaux vaccins, traitements… : des pistes pour protéger les plus fragiles
Avec des vaccins peu efficaces pour limiter la transmission d’Omicron, le raz-de-marée des infections se poursuit. Si une quatrième dose est écartée, des vaccins plus adaptés et de nouveaux traitements sont attendus pour aider à protéger les plus vulnérables.
par Rozenn Le Saint
Journal — Énergies
Nord Stream 2 : le gazoduc qui ébranle la diplomatie allemande
Entre intérêts économiques et alliances, Nord Stream 2 se retrouve au cœur des contradictions de la politique allemande. Sous pression, la coalition gouvernementale accepte finalement que le gazoduc construit pour écouler le gaz russe vers l’Allemagne par la mer Baltique, soit inclus dans les sanctions en cas d’invasion de l’Ukraine.  
par Martine Orange et Thomas Schnee
Journal
Aux jeunes travailleurs, la patrie peu reconnaissante
Dans la droite ligne de 40 ans de politiques d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, le gouvernement Macron s’est attelé à réduire « le coût du travail » des jeunes à néant. Selon nos invités, Florence Ihaddadene, maîtresse de conférences en sociologie, et Julien Vermignon, membre du Forum français de la jeunesse, cette politique aide davantage les employeurs que les jeunes travailleurs et travailleuses.
par Khedidja Zerouali

La sélection du Club

Billet de blog
La Chimère Populaire
Pourquoi certain·es d'entre nous se sont inscrit·es à la Primaire Populaire et envisagent désormais de ne pas y voter ? Un petit billet en forme de témoignage personnel, mais aussi d'analyse politique sur l'évolution d'un choix électoral - parce que la trajectoire de l'électorat est mouvante, n'en déplaise aux sondages ou aux Cassandre de tous bords.
par Albin Wagener
Billet de blog
Pour en finir avec la Primaire populaire
[Archive] Allons ! Dans deux semaines aura lieu le vote de la Primaire populaire. On en aura fini d'un mauvais feuilleton qui parasite la campagne « à gauche » depuis plus d'un an. Bilan d'un projet mal mené qui pourrait bien tourner.
par Olivier Tonneau
Billet de blog
La Chimère Populaire (bis)
Un prolongement du billet du chercheur Albin Wagener, sur les erreurs de la Primaire Populaire pour organiser la participation aux élections présidentielles, avec quelques rapides détours sur les formes de participation... Alors que la démocratie repose bien sur des techniques, elle est tout autant une affaire sociale et écologique !
par Côme Marchadier
Billet de blog
L'étrange éthique de la « primaire populaire »
La primaire populaire se pose en solution (unique) pour que la gauche gagne aux présidentielle de 2022. Si plusieurs éléments qui interpellent ont été soulignés, quelques détails posent problème et n'ont pas de place dans les média. Il faut une carte bancaire, un téléphone portable et une adresse e-mail pour participer. La CNIL est invoquée pour justifier l’exigence d'une carte bleue.
par Isola Delle Rose