CHIRAC, triste bilan.

L'hommage rendu par certains n'est qu'une nouvelle illustration de la servitude volontaire.

Pertinent Canard enchaîné daté du 2 octobre. Très édifiant sur la malhonnêteté permanente de ce Chirac qui surpasse les "autres" en escroquerie avec ses frais de bouche de 1000 euros par jour pendant ces années élyséennes et ses valises de billets volés aux citoyens. Aucun politique n’égale Chirac dans cette fonction d’escroc. Deux ans de prison avec sursis viendront sanctionner bien faiblement ces escroqueries.
Édifiant "Canard" aussi concernant son refus de la guerre en Irak. Il s’agit d’étudier la question en toute connaissance. Chirac était un ami de Saddam Hussein : "Vous êtes mon ami personnel. Vous êtes assuré de mon estime, de ma considération et de mon affection". Sous Chirac, premier ministre, la France, en 1976, s’engage malencontreusement à construire un centre de recherche à Tamuz. Saddam affirme : "C’est le premier pas concret vers la production de l’arme atomique arabe". En 81 Israël détruit le joujou français du despote. Chirac veut reconstruire puis abandonne ce « projet explosif ». Comprenons que ce refus de guerroyer vient de loin... En Afrique Chirac n’a fait que soutenir tous les dictateurs en échange de valises de billets...
Concernant la reconnaissance de la responsabilité de la France dans les crimes de Vichy notons que de Gaulle considérait que Vichy était une usurpation sans légitimité et ne représentait en rien le pays.
Tout ce petit monde serait crédible et bien aimable de reconnaitre la responsabilité de la France sous direction gaulliste dans le massacre de Sétif. Le bilan est très difficile à établir. Dès 1945, les Algériens avancent le nombre de 45.000 morts. Chiffre revue à la baisse après une commission d’enquête : de 8.000 à 10.000 morts. Les historiens parlent de 15.000 à 20.000 victimes.
Le massacre de Sétif a longtemps été passé sous silence par les autorités françaises. Pas de reconnaissance officielle de la responsabilité de la France. Le massacre a eu lieu en 1945, et il a fallu attendre 2005 pour une première phrase. Le 27 février 2005, l’ambassadeur de France à Alger, Hubert Colin de Verdière, parle de "tragédie inexcusable". En 2008, son successeur condamne ces massacres. En 2012, François Hollande reconnaît "les souffrances que la colonisation a infligé", sans évoquer directement Sétif.
Chirac n’a pas eu un mot pour reconnaître la responsabilité de la France dans la colonisation puis dans l’horrible guerre d’Algérie où « la France » a torturé et a tué sous Mitterrand sinistre de l’intérieur de la 4ème République et qui porte la responsabilité de 60 mises à mort de patriotes algériens, puis sous de Gaulle. Gégène, corvées de bois, tortures et crimes de hauts gradés comme par exemple le sinistre Bigeard donnant des consignes de torture telles que les cadavres jetés dans l’eau les pieds lestés de béton soient appelés les« crevettes Bigeard ». Ou fut la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la bouche de Chirac ?
Chirac n’a pas eu un mot pour reconnaître la responsabilité de la France dans le massacre en plein Paris de 200 algériens pacifiques et non armés. Massacre et noyades perpétrés par notre police le 17 octobre 61 sous ordre du préfet de de Gaulle le fasciste Papon condamné depuis à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité. Ni un mot pour les neufs morts du métro Charonne, quelques temps plus tard, toujours sous de Gaulle.
Pourtant Chirac fréquente les morts et les instrumentalise en les faisant voter avec son complice Tibéri !
Chirac c’est la girouette à géométrie variable avec dame l’Histoire !
En parlant de dames son mépris des femmes s’affiche : « Pour moi, la femme idéale, c’est la femme corrézienne, celle de l’ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s’assied jamais avec eux et ne parle pas ». Douche comprise ?
Notons aussi l’excellent billet qui note : « N’écoutant que sa dignité, le journal Charlie Hebdo exprima sa solidarité en publiant les fameuses caricatures lors d’un numéro spécial. Chirac, lui, n’écoutant que le bruit des Rafales de Dassault Aviation et l’odeur de l’argent qui va avec, ce fier représentant du pays des Droits de l’Homme, de la Révolution et de la liberté d’expression jeta en pâture Charlie en condamnant « les provocations manifestes susceptibles d’attiser dangereusement les passions » car « tout ce qui peut blesser les convictions d’autrui, en particulier les convictions religieuses, doit être évité. La liberté d’expression doit s’exercer dans un esprit de responsabilité », et de conclure : « Si la liberté d’expression est un des fondements de la République, celle-ci repose également sur les valeurs de tolérance et de respect de toutes les croyances ». Entre le totalitarisme religieux et la liberté de penser, Chirac fit un choix. ».
Si l’on ajoute « les bruits et les odeurs » digne du F.Haine, « L’appel de Cochin » contre l’Europe et le « parti de l’étranger », s’esquisse un bien triste personnage.
À considérer les hommages, illustration de la servitude volontaire, il nous revient que de Gaulle considérait les français comme des veaux. Chirac, qui n’est sympathique que disparu, n’avait plus qu’à manger les têtes. Besogne indigne, honte pour le pays et la politique. Oct 19

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