Griveaux, grivois, grillé ! Paris perdu pour ceux qui spermettent tout...

Écrit à l'encre de sperme. 

LES RAISONS DE L’ARTISTE :
L’artiste réfugié russe Piotr Pavlenski explique qu’il trouve choquant qu’un candidat à la mairie de Paris qui s’affiche avec son épouse, et met en avant sa vie de famille, ait une relation adultère avec une autre femme. « Dans sa campagne, Benjamin Griveaux souligne à plusieurs reprises sa foi fanatique dans les valeurs familiales. La famille et les enfants sont tout pour lui et donnent un sens à son activité politique, » explique l’artiste. Et c’est en effet choquant.


UNE LOI AMBIGÜE :
L’article 212 du Code civil dispose que : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance ».
Le non-respect de l’un de ces devoirs du mariage constitue une faute conjugale.
L’adultère peut se définir comme la violation du devoir de fidélité. Il constitue donc une faute conjugale, qui peut être sanctionné par le prononcé du divorce aux torts exclusifs du conjoint ayant violé le devoir de fidélité.
La Cour de Cassation a admis, dans un arrêt du 30 avril 2014, que l’adultère peut être constitué même en l’absence de relation physique. Ainsi, le fait pour une personne de fréquenter des sites de rencontre, d’y échanger des messages et des photographies intimes, constitue bien une violation du devoir de fidélité.
Avant 1965, l’adultère avait un caractère péremptoire : il était automatiquement une cause de divorce. Depuis la loi du 11 juillet 1965, l’adultère a perdu son caractère péremptoire : il n’est plus une cause automatique de prononcé du divorce. De plus, depuis cette loi, l’adultère n’est plus un délit pénal.
Actuellement, l’adultère est considéré en droit civil comme une faute conjugale, que le juge peut écarter ou excuser au regard des fautes commises par l’autre conjoint.
La Cour de Cassation, dans un arrêt du 17 décembre 2015, a affirmé le principe suivant :
« L'évolution des mœurs comme celle des conceptions morales ne permet plus de considérer que l’infidélité conjugale serait contraire à la représentation commune de la morale dans la société contemporaine ».
Notons toutefois que ceux qui poussent le zèle jusqu’à se marier à l’église puis pratiquent l’adultère entrent en contradiction flagrante avec la loi morale ecclésiale.

UN ÉTALAGE LAMENTABLE :
« Ben gamin Blaise Grivois, ex collaborateur de DSK, pris en position du démissionnaire pratique le politicus interruptus ». Il n’étalera plus sa famille sur Elle, Closer, Paris Match, Gala
Closer  
Paris Match
Gala

UNE DIVULGATION CONDAMNABLE :
Le respect de la vie privée est un droit fondamental présent dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen encadré par des lois visant à le faire appliquer dans la plupart des pays. L’adultère n’est pas illégal. Il relève du respect de la vie privée, principe sacré, qui est un droit. La divulgation de la vie privée est condamnable. Le code pénal prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 60000€ d’amende en cas de diffusion, mise en ligne sans consentement.
Les juges se prononceront sur le comportement de cet artiste.

« TOUS LES COUPS NE SONT PAS PERMIS »
Qu’ils disent les médias  et avec eux toute la crasse politique. Visant là le coup bas de la diffusion sans autorisation de scènes intimes. Mais ils taisent d’autres coups assez bas résille aussi ! En effet lorsque l’on se réclame, à l’étalage dans les médias à sensation et à des fins électorales de la fidélité et de la morale chrétienne, les coups que l’on tire hors mariage sont risqués ! Ben gamin risqué aussi d’envoyer à une maîtresse sur son téléphone ses films de branlettes ! Si notre bien gamin ne s’était pas marié, ou marié se réclamait du libertinage ou s’abstenait d’étaler sa famille dans les feuilles de choux gras à sensations tous les coups seraient permis ! Mais nous sommes loin de cette configuration. Nous sommes dans l’hypocrisie abjecte des dirigeants qui, comme les ecclésiastiques, spermettent tout sous le paravent d’une morale qu’ils brandissent au jour autant qu’il la trahissent dans l’ombre !

UN COÎT POLITIQUE INTERROMPU BIEN VITE
Prix à payer pour mettre un terme à d’autres révélations ? Mais surtout double impasse.
IMPASSE POLITIQUE : Griveaux refuse de faire face et se retire bien vite d’une campagne qui, elle aussi, branlait sérieusement dans le manche ! Il se retire d’une impasse politique qui allait dans le mur, et, de ce point de vue, cette affaire l’arrange bien !
Ce retrait est aussi grave politiquement car généralement les victimes de la diffusion d’images intimes sont de jeunes femmes et ce n’est pas se solidariser d’elles que de céder, que de démissionner à la moindre image. Comme est victime la femme de Griveaux que l’on affiche un jour sur du papier glacé à des fins électorales et que l’on cocufie le lendemain. Espérons que cette avocate fera payer cher ces turpitudes!
Impasse politique de constater que, dans les plus hautes sphères de l’État, l’on ne prend pas de précaution avec son propre téléphone portable… C’est que « chez ces gens là », on n’a plus les pieds sur terre, c’est qu’ils spermettent’ tout ma bon’ dame… C’est qu’ils se croient inatteignables ! C’est qu’ils sont des amateurs irresponsables.
IMPASSE PERSONNELLE : Son renoncement accrédite sa trahison. C’est qu’il n’assume pas le fait d’avoir une maîtresse et qu’il y voit une faute morale vis à vis de sa famille donnant ainsi raison à l’artiste russe, non dans les moyens utilisés mais, dans la condamnation de l’hypocrisie. On voudrait un libertin assumé et assumant, et qui envoie se faire foutre le délateur devant les tribunaux et on a seulement un mari infidèle honteux qui finalement donne raison à la réflexion de l’artiste sinon à son précédé. Famille exemplaire mon cul, juste un fourbe, un ben gamin grivois pris la main dans le pot de confiture de sa culotte et une déconfiture politique et privée, tête basse et bite en bandoulière.

POUR LE LIBERTINAGE EXISTENTIEL ET POLITIQUE

Entendons-nous. En esprits libres, en libertins au sens classique, nous ne reprochons pas intrinsèquement à Griveaux de se masturber et d’envoyer les images par téléphone à une maîtresse.
Nous lui reprochons de ne pas assumer et de ne pas envoyer ses délateurs se faire voir ailleurs.
Sa démission prouve qu’il n’assume pas et qu’il a donc trahit cette morale même et sa famille.
Nous ne lui reprochons pas moins que ce que l’artiste russe lui reproche, son hypocrisie caractéristique de la bien-pensance bourgeoise.
Nous lui reprochons d’afficher une morale et d’en pratiquer une autre et ce faisant de s’exposer sans être capable d’assumer.
Et s’il n’assume pas c’est que, marié, il affiche, il utilise, à des fins électorales, sa famille et sa morale tout au long de l’année dans la presse à sensation.
Dés lors où il n’assume pas, dés lors où il adopte la position du démissionnaire il confère à son acte une grande légèreté, une grande bêtise et une inconsidérée prise de risque offrant des moyens de pression et des possibilités de chantage.

Dans cette posture politique et médiatique nous reprochons à Griveaux, et l’utilisation du téléphone à ces fins constituant une prise de risque, et sa morale relevant de l’ordre moral et l’affichage électoraliste de cette morale dans la presse à sensation, et de démissionner sans se solidariser des jeunes femmes les plus souvent victimes de ce genre d'images, et de se croire tout puissant et tout permis, et ses contradictions.

Foutre au fond, les libertins, les Esprits Libres, s’ils condamnent la divulgation de la vie privée et l’espionnage généralisé de la communication actuelle, s’en branlent pour de bon des déboires politiques et familiaux de ce monsieur et cela les soulage drolatiquement de voir vaciller l’ordre moral et ses sbires. C’est qu’ils écrivent à l’encre de sperme et qu’ils l’assument eux !

En esprits Libres et d’un point de vue libertin au sens des philosophes libertins, libéral au sens traditionnel, de gauche du terme, et libertaire au sens de la défense des libertés, nous ne pouvons que proposer la non reconnaissance civile du mariage, lien d’aliénation de la liberté et singulièrement de celle des femmes.
Il est clair que, sauf à l’établir d’un commun accord, l’infidélité est une trahison interne à ce lien d’aliénation… Clair aussi que les politiques qui utilisent leur vie privée pour leur carrière politique entrent dans une immoralité indigne de la politique, de l’organisation de la cité. Clair que cette immoralité est aggravée si, affichant une image de fidélité, ils pratiquent l’adultère. Il ne leur reste, pris en missionnaire, qu’à démissionner et à s’expliquer avec leur moitié étant entendu qu’un homme marié n’est qu’une moitié d’homme et qu’une femme mariée, servitude volontaire oblige, est potentiellement une femme trompée voire battue.
Débarrassons-nous des liens du mariage, ne livrons pas notre vie privée à la médiatisation, assumons politiquement nos engagements, soyons des Esprits Libres.
Voir billet pour la non reconnaissance du mariage

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