POLICE ET VIOLENCES

FORCE PUBLIQUE et VIOLENCES POLICIERES : Voilà, l'amalgame est fait ! La faute à qui ? La faute à cette équipée de policiers sauvages, en charge de prévention et de sécurité, dont l'attitude raciste, violente, inqualifiable a fait basculer l'image des gardiens de la paix dans celle de force de la terreur, en tabassant en horde, Michel Zécler, allant le chasser jusqu'à l'intérieur de son domicile, assurés de leur droit comme les chasseurs le sont lors des battues. Pire, ils ont poussé l'ignominie jusqu'à rédiger une fausse procédure au risque de laisser penser que la pratique de la preuve inversée pouvait être une marque de fabrique de la maison « police ».

Mais pas qu'eux ! La faute aussi à tous ceux qui depuis des jours et des mois, responsables sociaux et politiques, médias et pouvoirs, propagent à leur façon, d'une manière directe et indirecte, l'idée que l'intervention de la force publique dans la maîtrise des manifestations devrait être proportionnée à l'attaque, mieux... que la violence serait à dénoncer de chaque côté, des forces de l'ordre comme des manifestants, pour ne pas dire que la violence de ces derniers s'expliquerait en regard de la force déployée à leur encontre. Je rêve ! Comme si dans une salve, le geste de l'humain pouvait être réglé comme les bars du canon à eau, ou force 3 pour 80 kilos, force 5 au-delà …

Mais pas qu'eux !IL y a aussi tout ce désespoir, cette désillusion après l'élection d'Emmanuel Macron, que les uns qualifient d'élu sur un quiproquo, les autres sur une aubaine, quand lui-même admet avoir été élu sur un fric frac Derrière, il convenait sans doute de ne pas abandonner les espoirs, de continuer à entretenir l'esprit d'en marche vers le nouveau monde promis, de prêter attention à cette population désorientée, qui, la nature ayant horreur du vide, allait vite trouver d'autres marques pour se faire entendre. De fait, depuis son élection, les opposants ne s'opposent pas, ils fomentent le bordel ! Ils dénoncent sa posture devenue aussi fragile que l'exercice de la force publique dont on commence à dire qu'elle n'a de raison d'être que d'instaurer un pouvoir autoritaire, pour ne pas dire dictatorial. Un cauchemar ! Aussi aujourd'hui c'est tout l'équilibre de la société qui est menacé et le fait d'avoir mal négocié l'intérêt de cet article 24 de la loi sur la sécurité n'est pas fait pour arranger les choses.

Ce qu'il faut, c'est trouver les moyens de redonner confiance à tous mais ce n'est pas en s'en prenant à la presse qui rapporte, même si parfois elle incite l'évènement plutôt qu'elle ne le couvre, qu'on va trouver la paix qui nous manque pour sortir de cet état nauséabond.

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