another one touch the dust

il est parti le ministre qui n'aimait pas le homard, ni les grands crus, comme un enfant, enfin libre et heureux

Encore un ministre qui se dégage, qui est dégagé de sa charge. Renvoyé à la défense de ses responsabilités. Dégage, charge, deux antinomiques mots qui parlent de poids, comme un sac à dos où une armure et d'un sens, en avant ou en arrière. Dégage, comme un chien renvoyé, puni, sous peine de volée de bois vert ou chêne clair ou taupe. Charge, comme un âne bâté, portant sa charge, plutôt qu'un Bachi-bouzouk sabre au clair et pourfendant aveuglément.

Je repense à Monsieur Bérégovoy, peut être le dernier vrai travailleur arrivé au premier des ministères. Il y a tant de souvenirs. Puis tous les autres, nombreux, jusqu'à ce M. de Rugy qui se défend d'aimer le homard, pitoyable argumentaire.

Encore un type qui mord la poussière alors qu'il se croyait cool. Ca fait d'autant plus mal que beaucoup sont certainement de valeur.

Le pouvoir rend fou. C'est avéré.

Le pouvoir est une drogue comme l'alcool et la poudre. Il te donne la puissance, décuple tes capacités, un temps. Mais le pouvoir est un outil de communauté, pas un acquis personnel. Tu as le pouvoir sur autrui donc tu es responsable d'autrui.

Aux vues des nombreux et récurrents naufrages de nos chefs, à tous niveaux, il me semble important de penser une meilleure éducation civique de ceux qui sont amenés à exercer le pouvoir.

Sauvons nos hommes politiques, ne les regardons pas tous sombrer dans l'abîme de la délinquance gouvernementale.

Un contrôle plus fort de l'utilisation de la République me semble urgent.

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