Gardien de la paix

Réaction face à la violence impliquant des policiers.

Gardien de la paix.

Des fois on se demande " on va où ? ". En fait nous y sommes sans doute déjà et depuis quand ?

Je me souviens de ce vieux gendarme qui me racontait avoir un jour été face à face avec un jeune braqueur armé. Le gamin lui braquait un fusil et lui arrive le pistolet au poing. Le jeune est tellement jeune que l'ancien s'est comporté avec lui, non pas comme un gendarme mais comme un père. Il n'a pas tiré et le jeune s'est rendu, après palabres, tout péteux.

Je me suis toujours demandé si j'aurais ce courage dans une telle situation.

Je ne le sais pas.

Oui une voiture peut être une arme.

Y a t-il autant de vérité et de justice que d'individus ? Ou bien y a t-il une société et des règles, des lois ?

Alors oui, faire " régner " l'ordre, c'est un sacerdoce quasi impossible et tellement ingrat.

Voyez les images, tant que c'est possible et faite vous votre opinion.

Moi je suis triste. Je ne me sens pas de juger. Une image peut être trompeuse et un geste malheureux peut être tragique.

J'ai appris que le tir est l'ultime solution. C'est le plus difficile exercice que de se mettre en situation de tir. C'est une nécessité professionnelle. Nous sommes comme des soldats qui attendent une déclaration de guerre imminente d'individus sans uniforme mais doivent préserver la paix tant que l'élastique de l'agressivité tient. C'est jongler avec sa vie et celle d'autrui, sans arrêt que de porter ce poids.

Une mère ou un père peuvent comprendre le poids de cette responsabilité. 

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