L'impossible représentation des représentants politique en peinture (extraits)

Ce texte traite, d'un impossible. C'est dire s'il est inactuel. C'est à dire de toujours. Il est ici représenté par trois extraits. Et un tableau.

Tableau : Vacance du pouvoir - Huile – 110/61 cm – 2020 – JTF © Jean-Thibaut Fouletier Tableau : Vacance du pouvoir - Huile – 110/61 cm – 2020 – JTF © Jean-Thibaut Fouletier

Je suis arrivé tôt, un matin, au jardin du Luxembourg et j'ai pris en photo des sièges qui avaient été placés dans le bassin.

Ils accompagnent aujourd'hui ces trois extraits du texte "L'impossible représentation des représentants politiques actuels en peinture". ( http://tybolt.fr/limpossible-representation-des-representa…/ )

(...) Autrement dit, si les discours actuels en vogue, univoques, se manifestent d’avoir pour rampe l’inimpossible, c’est par là qu’ils choient mécaniquement dans le registre de l’impuissance qui s’en dénote. Celle de ne pouvoir même nommer l’impossible à partir de la reconnaissance duquel s’étaie pourtant l’indice minimum de fiabilité de la moindre parole du discourant, de se reconnaître en réalité être discouré.

Impuissance qui a cette conséquence directe pour lui, le discourant, de tourner en rond sans pour autant faire révolution, abord de l’entropie où la fermeture parfaite devient à la longue une occlusion fatale de créer ainsi les condition de l’effondrement gravitationnel du discours qui l’intègre. (...)

(...) Mais la fibre qui tisse l’habit actuel des représentants de pouvoir n’est en réalité qu’un habitus qui s’apparente au message que véhiculerait la peau des zèbres, celui du camouflage. Des zébrures comme autant de 0 et de 1 pour un binaire ânifiant qui n’en soutiendrait pourtant pas moins la férocité du carnassier. Lequel carnassier n’a évidemment rien de féroce à l’état de bête sauvage puisque n’étant « que ce qu’il est », mais féroce l’étant à l’état dit de civilisé quand sa parole s’aiguise sur l’expression du tout dont il se fonde pour justifier le rien dont il se pare. (...)

(...) Pour y revenir, la bascule qui obture l’image du moins que rien représentée dans Les Ambassadeurs est l’advenue du rien qui désormais s’y dépeint. A savoir une usurpation de représentation puisque la représentation dont s’extrayait le Sujet, à propos duquel je disais que l’on avait encore rien trouvé de mieux comme représentant de l’inconscient, est effacée au profit d’un sujet dont s’expurge la représentation.

A partir de là, tout est possible, ce qui n’est pas nouveau en soit puisqu’a déjà été posé mythiquement que cela devait avoir été le cas pour Un. Mais ce qui l’est absolument c’est que cela le soit désormais pour tout le monde et impérativement. (...)

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