Cette fois, la mesure est comble !
Quoi, ceci parce qu' ''évidemment (cf. TOUT ce que psalmodient les ''abonnés'' de Mdpt dans leurs commentaires à propos de la mondialisation) :''IL FAUT-impératif catégorique !- <<démondialiser>>)'', cela ne serait aucunement problématique de dire... EXACTEMENT ce que dit le FN sur le sujet (savoir que, ''préférence nationale'' ou -en effet moins ringard !- ''préférence européenne'' oblige, il faut revenir au bon vieux temps de l'habitation de la planète sur la base de son découpage en ces bons vieux états nationaux ou coalitions opportunistes d'états nationaux -par exemple ceux d'Europe- avec tout ce que cela implique : les rivalités selon tous les critères débiles que la nature humaine est capable d'inventer, les guerres de toutes espèces, la colonisation des uns par les autres... etc, etc...) ! Mais les ''abonnés'' de Mdpt se rendent-ils comptent de ce qu'ils disent ? Et des boulevards qu'ILS contribuent à paver sous les rangers sévèrement cloutés des apprentis sorciers de l'extrême-droite en quête de propositions bien démagogiques, ceci justement à l'heure où ce qui s'IMPOSE aux honnêtes femmes et hommes s'ils veulent continuer de pouvoir encore l'être, c'est d'être CLAIRS, absolument CLAIRS ?
C'est là où, bien entendu (comment pourrais-je y couper !), ce que je vais m'entendre répété et répété encore (comme si cela, moi -moi !- je ne le savais pas !) ça va être les ''ravages de la mondialisation'' et de la ''marchéisation du monde'' : ''quoi, me dira-t-on (inutile de préciser de quelle manière, et sur quel ton ! -et moyennant quels qualificatifs !) mais que faites-vous des délocalisations, du chômage de masse, de la paupérisation, du pillage du ''sud'' par le ''nord'', de la mise en pièces (à l'échelle de la planète !) de l'économie ''sociale'', c'est à dire des retraites, de la santé, de l'éducation... etc, etc... ? Ceci sans compter tous les ''Fukuschimas'' qui nous pendent au nez : n'est-ce pas, continuera-t-on, si, ceci pour être concurrentiels, les pays n'étaient pas dans l'obligation d'<<optimiser>> leurs factures énergétique, évidemment l'humanité n'en serait pas là où peut-être elle en est (savoir sur le point de n'avoir bientôt plus qu'à prendre ''la route'' de Mc Carthy) ?''
Sauf que voilà, un seul argument suffit (un SEUL !) pour qu'instantanément l'évidente ''stratégie'' que toutes ces ''belles'' indignations commandent (cette ''évidente stratégie'' tenant on l'aura compris en ce mot d'ordre : ''il FAUT contrôler le marché'' -et même, enchérira la gauche de la gauche : ''il faut l'ERADIQUER !'') s'avère absolument NULLE et NON AVENUE ; et sauf que, de surcroît, ce seul argument est bien plus qu'un argument, c'est un FAIT.
N'est-ce pas, si ce que l'on observe est que, lorsqu'il arrive sur le marché, tout bien, NECESSAIREMENT, a DÉJÀ un prix (ceci pour faire en sorte que le marché puisse jouer son rôle, savoir dire ce que sera le prix DE MARCHE de ce bien -ce prix de marché égalisant l'offre et la demande de ce bien, et étant bien entendu que cette offre et cette demande sont toutes deux des FONCTIONS du prix auquel le bien aura été mis sur le marché) la conclusion IMMEDIATE ne sera-t-elle pas que, si l'on dit que l'économique c'est le réel en tant qu'il est doté d'un prix, ce qu'alors il faudra dire ne sera-t-il pas que s'il est ''quelque chose'' qui fait l'économique, alors ce ''quelque chose'' NE POURRA PAS être le marché ! Comment alors concevoir que, pour maîtriser l'économique, et en particulier empêcher ses Crises, ce qui est adéquat, c'est de contrôler (voire éradiquer) le marché ?
Sans compter que, le problème étant de maîtriser l'économique pour empêcher ses Crises, les ''preuves'' expérimentales de l'inefficacité du contrôle (voire de l'éradication) du marché sont aujourd'hui bien plus que probantes : bien entendu, c'est l'exemple de l'URSS (70 ans d'économie CONTRE le marché pour quel résultat ? Ben oui... le retour en fanfare du marché !), celui de la Chine (faut-il insister ?)...
D'ailleurs, s'agissant de contrôler le marché, les questions (insolubles !) ne manquent pas : Qui pourra bien être investi d'une telle mission ? Sur la base de quel programme ? Par ailleurs : qui contrôlera... les contrôleurs ? Là aussi, sur quelle(s) base(s)... etc, etc...
Pour autant, devra-t-on dire qu'hélas, c'est bien définitivement et sans rémission que l'Homme (l'homme et la femme) se trouve dans le piège (historique) du marché ; qu'il ne pourra jamais être qu'un fétu face à des forces qui toujours le dépasseront ?
Ici une seule question est décisive : qui dira jamais que le monde a été créé avec un prix?
Aussitôt en effet, ce pourra être la fin de la déréliction : si le marché est une création de l'Homme, cela ne veut-il pas dire que l'Homme peut en avoir la maîtrise ?
Sauf qu'ici, par-delà ce que raconte le FN et par-delà les silences de la gauche, tout reste à dire : si l'on défend l'idée que le monde est ''multipolaire'', ce qu'il est PAR ESSENCE, c'est qu'on dit que l'expression de TOUS est la condition de son existence comme tel : or l'expression de tous requiert un marché... LIBRE ; comment donc concevoir que, alors même qu'il sera libre (ce qu'il doit être !), le marché, en même temps, sera... maîtrisé ?
A cet endroit, ce qu'IL FAUT absolument ''comprendre'' est qu'en économie, prendre en compte le jugement du marché N'est PAS adhérer à l' ''infâme'' idéologie de l'économie par le marché. Et en effet, admettre que le marché dise ''quelque chose'' de la volonté générale n'est-il pas absolument AUTRE chose que, non pas seulement contre la logique (voyez ci-dessus) mais aussi au mépris du bon sens (voyez en effet ''les ravages de la mondialisation''), placer le marché au cœur de la formation des ''grands'' équilibres économiques, savoir ces équilibres qui, dans les économies de production (toutes les économies nationales), donnent le niveau de l'emploi, et ceux qui, en économie d'échange (l'économie internationale), font la ''qualité'' des échanges internationaux.
Or précisément, CELA SE DEMONTRE, fondamentalement surdéterminé par les lois de la production et de l'échange,
1° le marché n'est pour rien dans la fixation du niveau de l'emploi,
2° le marché, à lui seul, est incapable d'assurer l'égalité des échanges internationaux.
Aussitôt, la solution (SATISFAISANTE !) de la crise de l'économie par le marché est à portée de la main : ce qui s'impose est de concevoir le cadre (le CADRE, rien de plus !) sur lesquelles et dans lequel, sans qu'aucun arbitraire n'ait plus à (fautivement !) l'orienter dans un sens ou dans l'autre, le marché pourra librement fonctionner (pour -voyez par exemple ce qui vient de se passer sous nos yeux dans l'affaire de ''la bactérie tueuse''- organiser le boycottage des entreprises dont il jugera qu'elles doivent être boycottées).
A cet égard (ceci pour répéter en quelques mots ce que ceux qui ne me lisent pas ne peuvent évidemment savoir ! -cf. entre autres mon édition ''Ressourcer la révolution''),
-le chômage renvoyant (HORS MARCHE !) à la non-maîtrise du ''cycle'' du capital (précisément, à l'ignorance des lois de l'amortissement du capital fixe des entreprises), et justement, les banques (comme institution) étant à proprement parler le ''biotope'' du capital, chaque économie nationale devra (HORS MARCHE !) réformer son système bancaire et financier ; dans chaque économie nationale, ce système devra fonctionner autour de TROIS ''Départements'' : celui de ''la Monétisation de l'économie'' (la création monétaire), celui du ''Capital fixe'', enfin celui de ''l'amortissement du capital fixe'' ;
-la complète subordination du ''sud'' au ''nord'' étant au cœur de la Crise de l'économie internationale, la priorité des priorités sera (HORS MARCHE !) de réformer les modalités du paiement des intérêts internationaux (rappelons qu'aujourd'hui, aussitôt que de tels intérêts sont payés, ils le sont DEUX fois !). S'agissant en outre de mettre un terme au pillage des économies à monnaie faible par les économies à monnaie forte (voyez le lamentable état du monde !) , ce qui s'IMPOSERA alors sera (HORS MARCHE !) d'installer un nouveau système monétaire (international) organisé autour d'une véritable monnaie internationale à créer.
Alors vous savez quoi ?
Ni la mondialisation, ni le marché ne seront plus à craindre. Quant au FN qui se trouvera ipso facto privé de carburant, enfin on ne tardera pas à pouvoir danser sur son cadavre, ceci définitivement.
Jean Tramuset