Ni Tirole, ni Mauduit : la MODERNITE

Bon sang (OUI OU NON !), les FAITS étant que, dans ‘’nos’’ économies, lorsqu’ils arrivent sur le marché pour y être offerts, tous les biens ont DÉJÀ un prix (n’est-ce pas la condition sine qua non pour qu’ils soient demandés EN FONCTION de leur prix ? –d’où la caractérisation de nos économies comme des économies ‘’de’’ marché), la première IMPARABLE conclusion n’est-elle pas que ce qui fait l’Economique, savoir le réel AVEC un prix, ÇA N’EST PAS le marché ! Alors, si ce qui fait l‘Economique, et donc ‘’nos’’ économies, ça n’est pas le marché, la deuxième NON MOINS IMPARABLE conclusion n’est-elle pas que, ‘’nos économies’’ étant en passe de collapser (et nous avec !), ÇA NE SERA, NI en régulant les marchés selon les vues de Tirole, NI en les ‘’régulant’’ selon les préceptes de Mauduit (à coups de ‘’nationalisations sans indemnités ni rachats’’ ?), que ‘’nous nous en sortirons’’ ?

Alors quoi ?

Eh bien, étant donc entendu que la ‘’subordination’’ de nos économies au marché relève purement et simplement de l’imaginaire, et si, laissant Tirole et Mauduit à leurs ringardes représentations, vous commenciez par lire l’introduction ci-après à l’essai dont je suis l’auteur et qui s'appelle : ‘’Le marché imaginaire’’.

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De grâce, Cher Lecteur, pas de faux procès (ils sont tellement faciles à gagner !) : ce que dit Le Marché imaginaire n’est pas que le marché ‘’n’existe pas’’ ou ‘’ne joue aucun rôle’’ (qui pourrait bien défendre de telles absurdités ?) ; ce que dit Le marché imaginaire[a] est qu’en économie de marché (plus proprement, par le marché), tous les biens ayant nécessairement déjà un prix avant marché, ceci signifiant  de proche en proche, par définition des prix, que c’est dès avant marché que le produit global se trouve réparti entre salaires globaux et profits globaux, prétendre que ‘’cette répartition est l’expression de la volonté générale’’ (ce que justement fait l’économie par le marché… ceci lui permettant de se dire ‘’objectivement’’ –voire ‘’philosophiquement’’(!)- supérieure à toute autre) est donc parfaitement abusif.

L’évidence aujourd’hui étant que la gestion de l’économique doit être repensée de fond en comble (voyez l’état du monde !), ce que Le marché imaginaire commencera par démontrer sera donc ceci :

- fondée sur les anticipations par les entreprises de l’état futur des marchés[b] (en clair, sur l’anticipation par les entreprises de la capacité des marchés à leur permettre de réaliser les profits qu’elles escomptent quand elles lancent telle production ; d’où cette vérité qu’en effet, c’est dès avant marché que les entreprises offrent leurs produits avec un prix  -ceci parce que c’est en proposant et vendant leurs produits à tels prix que les entreprises réaliseront les profits qu’elles espèrent),

- sauf à nier que, fixés avant marché, les prix sont aussi (aussi !) … des prix de marché (‘’à l’intérieur’’ du partage espéré avant marché par les entreprises du produit global entre salaires globaux et profits globaux, les prix de marché ont précisément la fonction économique de redistribuer le profit global formé à raison des anticipations de toutes les entreprises –le profit macroéconomique- en les profits concrets -positifs, nuls ou négatifs-  de chacune des entreprises individuelles –les profits microéconomiques),

- sauf à ne pouvoir légitimer la catégorie des profits[c] (donc, sauf à, contradictoirement, ne pouvoir que dire que les profits sont ‘’volés’’ aux salaires, ceci au lieu de logiquement dire qu’ils leur sont additionnels),

la formation de tous les biens comme biens immédiatement dotés d’un prix (ainsi que nous en conviendrons ‘’la production monétaire ’’) signifie l’instantanéité (l’instantanéité !) des circuits de la monnaie et des revenus :

au moment même où elle est émise par les banques, la monnaie –instantanément- se trouve reprise par elles,

2° au moment même où salaires et profits, légitimement, parviennent à leurs titulaires, instantanément, ces revenus se trouvent dépensés par eux !

 

‘’Tout simplement contraire aux faits -et donc totalement fantaisiste !’’ (ainsi que, sans le moindre doute, les professeurs de marché le proféreront ici ?)

Mais si l’on dit que, la monnaie étant portée par les revenus, en effet, à l’instant même où ils sont perçus, les revenus (ce qui ne se voit pas !)[d] sont dépensés (dépensés !) en titres au produit réel ; ceci voulant dire qu’à l’instant même où on les perçoit, les revenus deviennent du capital, savoir (cf. la définition du capital) de l’épargne qui, ‘’plus tard’’, pourra être… désépargnée -pour alors contribuer à l’écoulement dans la durée des biens dont, pourtant, la production monétaire (c'est-à-dire avec un prix -et donc sous la contrainte qu’offerts, dans le même temps et dans la même mesure, ils ont effectivement été… demandés) aura bien signifié la dépense instantanée des revenus qu’elle aura formés.

 

Dit autrement, si l’on dit que ce que l’on appelle ‘’monnaie’’, savoir ce ‘’quelque chose’’ que l’on se représente comme ce que l’on a ‘’en poche’’ ou ‘’sur son compte en banque’’, cela, en toute rigueur (c’est qu’encore une fois, aussitôt qu’elle apparaît, nécessairement –c’est la contrainte de la production avec un prix dès avant marché- ‘’la monnaie’’ au sens strict est détruite, et donc cesse d’exister) c’est du capital.

 

Sauf qu’en économie par le marché où, donc, aussitôt qu’elle est créée, la monnaie est détruite (encore une fois, c’est l’instantanéité du circuit de la monnaie), et où, les revenus étant portés par la monnaie, de ce fait, aussitôt que les revenus sont formés, ils sont dépensés (ici, c’est l’instantanéité du circuit des revenus), cette double instantanéité est infiniment plus que la simple égalité instantanée de l’offre et de la demande.

 

Ainsi, soit cette représentation de l’économie par le marché comme le ‘’système’’ où, sur le marché, la demande et l’offre s’ajustent pour ainsi dire ‘’dialectiquement’’ dans le temps ; or, nécessairement (voyez -immédiatement supra- la contrainte de la production monétaire), l’une et l’autre ne sont-elles pas instantanément semblables ? Et ce qu’alors on doit dire n’est-il pas qu’en économie par le marché, c’est dès avant marché que l’offre et la demande du produit sont… IDENTIQUES ? (!!!!).

 

Ne sera pas alors surprenant que, pour Le marché imaginaire, nonobstant que, de la ‘’gauche’’ à la ‘’droite’’, du ‘’Nord’’ au ‘’Sud’’, des ‘’experts’’ aux ‘’honnêtes hommes (et femmes) d’aujourd’hui’’… elle fasse l’objet d’un consensus  universel, l’’’explication’’ de la Crise par des phénomènes ‘’de marché’’ (l’’’inadéquation’’ de l’offre à la demande ; l’’’irrationalité’’ des producteurs et des consommateurs ; …) soit absolument… vide de sens.

 

Précisément, c’est parce que la production est la production monétaire qu’aussitôt, bien qu’elle soit littéralement… impensable (à quelque niveau qu’ils le soient, que les prix soient jugés ‘’trop’’ hauts ou ‘’trop’’ bas, les marchés –justement par les prix !- ne sont-ils pas toujourséquilibrés ?), enfin, la Crise de l’économie par le marché peut être… pensée : la Crise, c’est, décidé avant marché par les entreprises, le lancement de la production à un niveau de sous-emploi.

 

C’est le meilleur de l’apport de Keynes (Keynes dont aujourd’hui tous les économistes se réclament -et d’abord… tous ceux qui depuis le ‘’grand retour’’ du marché, l’avaient, avec l’arrogance et l’outrecuidance que l’on sait, jeté dans les poubelles de l’Histoire !).

Sauf que, hélas pour les ‘’keynésiens’’ de toutes obédiences (les ‘’purs’’, les ‘’néo-‘’, les ‘’post-‘’…) si ce que l’on dit est que, répétons-le, la Crise, c’est, ceci forcément avant que la consommation ne soit en cause, ‘’le lancement de la production à un niveau de sous-emploi’’, alors, que peut bien réellement valoir d’expliquer la Crise (ceci aussi peu que ce soit !) par… ‘’la propension à consommer’’ ou ‘’la préférence pour la liquidité’’ (chez… Keynes, ‘’the propensity to consume ’’ et ‘’the liquidity preference ’’)?

 

Ne pouvant qu’exclure toute allusion à ‘’l’état des marchés’’, à la ‘’psychologie’’ (voire la ‘’ psychanalyse’’ !) des ‘’agents économiques’’, l’explication de la Crise tiendra donc dans l’exposé des raisons pour lesquelles, avant que le marché ne fonctionne, les entreprises décident de ne solliciter qu’une partie du travail disponible (à la limite, jusqu’à seulement les 2/3 –les 2/3 !!!!- de celui-ci) : au plus profond, le chômage est la conséquence obligée de la reproduction (hors marché !) du capital ; très clairement, tout vient de l’amortissement par les entreprises de leur capital fixe[e] : cette opération étant telle que, dans les comptes des entreprises qui l’effectuent, elle reproduit les profits qu’elle leur coûte, ces profits reproduits, pourquoi donc les entreprises devraient-elles… les produire ? Et cette production étant inutile, comment ne pas comprendre que les ‘’travailleurs’’ qu’elle aurait dû mobiliser soient condamnés au chômage ?

 

Maîtriser la Crise sera donc concevoir les réformes qui (au bénéfice des ‘’travailleurs’’ et… des ‘’entreprises’’) permettront qu’il puisse être fait appel à la totalité de la main d’œuvre disponible. Loin (à mille lieues !) de toutes les politiques ‘’de droite’’ ou ‘’de gauche’’ (c’est que, de la ‘’libéralisation’’ totale des marchés à leur ‘’contrôle’’ à 100 % -voire leur… éradication[f] !- toutes ces politiques ont toujours montré leur totale inefficacité –sans parler de leur ‘’contre productivité’’, voire de leur nocivité !), la vraie solution du chômage consistera dans la neutralisation des profits ‘’rémanents’’ que, mécaniquement, l’amortissement par les entreprises de leur capital fixe produit dans leurs comptes.

 

D’où,

 

1° le problème étant de connaître le montant des profits dépensés/reproduits par les entreprises en chaque période de production,

 

2° ce problème n’étant soluble qu’’’au niveau’’ de ce qui est le biotope du capitalisme (savoir les ‘’Banques’’ –entendons-nous, les ‘’Banques’’ comme pôle ‘’fonctionnel’’ du circuit économique[g] ; donc les ‘’Banques’’ comme opposables d’une part au pôle des ‘’Entreprises’’ et d’autre part au pôle des ‘’Titulaires de revenus’’),

 

concrètement[h](ceci pouvant être vu comme le contenu d‘un authentique nouveau ‘’BANK ACT[i]’’),  la solution de la réforme (en fait la REVOLUTION !) de l’organisation des banques : la Crise tenant en dernière analyse dans une organisation des banques qui les rend incapables de dire ce que doit être la (bonne) monétisation du réel (d’où ce à quoi, l’on assiste aujourd’hui), elles seront ‘’éclatées’’  en 3 ‘’DEPARTEMENTS’’, 1- celui dit ‘’de la Création Monétaire’’, 2- celui dit ‘’du Capital Financier ’’, enfin, 3- celui dit ‘’du Capital Fixe ‘’, étant bien entendu que tous trois devront fonctionner selon des règles extrêmement précises.

 

 

Nul doute qu’à cet endroit (et sûrement  pleine de commisération), l’objection (THE objection !)  au Marché imaginaire sera celle de l’’’indépassable (sic !) contrainte extérieure’’  (l’’’incontournable mondialisation’’) : « aucune économie ne pouvant se prétendre hors du monde (aujourd’hui moins que jamais !), n’est-il pas finalement incontestable que, quoi qu’il puisse en être de l’amortissement du capital fixe dans les limites des économies nationales, au plus proche de la réalité, c’est bien le marché mondial qui, finalement, ‘’fait’’ l’économie ? »

Sauf que, tout comme ce qui est dit de l’économie nationale, ce qui est dit de l’économie internationale doit être conforme aux faits… Et justement, s’il est un fait en dehors de toute contestation, c’est bien que l’économie internationale présuppose les productions (monétaires !) nationales ; aussitôt, cela veut dire qu’à proprement parler, l’économie internationale n’est que la circulation (en toute rigueur, l’échange), des productions (monétaires) nationales. Or par définition, c’est dès avant marché que ces productions ont un prix et déterminent tel niveau d’emploi (ce prix et ce niveau d’emploi traduisant les anticipations des entreprises et ces anticipations étant –évidemment !- la somme de leurs anticipations nationales et internationales). Comment donc concevoir que, le marché mondial des productions nationales ne pouvant fonctionner que sur la base des caractéristiques nationales de ces productions (en particulier l’emploi qu’elles déterminent) ces caractéristiques étant fixées avant que le marché mondial de ces productions nationales ne fonctionne, ce puisse être… le marché mondial qui, ‘’finalement’’, fasse l’économie mondiale (en particulier le niveau de l’emploi mondial) ? Si le marché mondial ‘’impacte’’ l’économie mondiale (cela qui pourrait bien le contester ?), c’est à la façon dont le marché national pèse sur l’économie nationale : mutatis mutandis, le marché mondial redistribue le profit macroéconomique formé par toutes les entreprises du monde en les profits microéconomiques positifs, nuls ou négatifs de toutes les entreprises ‘’nationales’’ individuelles de la planète.

 

Fondamentalement, tout cela veut dire que, la vraie Crise de l’économie internationale (l’économie de l’échange des productions nationales) est bien autre chose que ce qui, régulièrement, en est si trivialement dit : bien loin que l’’’irrésistible’’ modernité doive être ‘’incriminée’’(ceci comme chez les innombrables insipides contempteurs et laudateurs de la ‘’mondialisation’’), c’est l’ignorance des lois de l’échange qui est en cause.

 

A cet égard, ceci en commençant par revenir aux ‘’fondamentaux’’ de la monnaie ‘’nationale’’[j], ce qui lui permettra de dire ce que devrait être la monnaie de l’économie ‘’internationale’’ (d’où ce résultat qu’aujourd’hui, la monnaie de cette économie est purement et simplement fausse), ce qu’en conséquence Le marché imaginaire démontrera[k] est que :

1° quand un pays A emprunte 100 en devises à un pays R, aussitôt (aussitôt !) son endettement ‘’international’’ sur R est de… 200 ! (c’est la Duplication de l’Endettement International des Pays -DEIP) ;

2° quand un pays A paye 10 d’intérêts à un pays R au titre du remboursement de ses emprunts internationaux à ce pays, aussitôt, ce que ce paiement lui coûte en devises, c’est… 20 (le double !) ; c’est la Duplication du Paiement des Intérêts Internationaux[l] (la DPII).

Pas étonnant que, après que pendant des dizaines d’années, l’économie internationale a été[m] analysée comme sous la menace de la constante augmentation de l’endettement net des pays dits ‘’en voie de développement’’ (en 2004, plus de… 2 000 milliards de $), ce qui en est dit aujourd’hui soit que, ‘’systémiquement’’, elle se trouve sous la pression du formidable endettement de…  TOUS les pays de la planète !

 

Restera à revenir à la monnaie internationale dont la mondialisation a besoin (c’est qu’en économie internationale, évidemment, avant que les échanges ne portent sur des équivalents économiques, il faut d’abord que… tel puisse être le cas !). Cette monnaie devant être d’un tout autre ‘’ordre’’ que celui des monnaies nationales (elle ne doit fonctionner que dans l’espace des relations entre les pays), ce que l’on verra[n] est que, bien entendu, l’ ‘’union’’ sur la (seule) base d’une monnaie unique de pays qui, par ailleurs, continuent de vivre comme autant d’entités différentes, voire concurrentes !, est une parfaite aberration[o].

 

 

Bref, soit l’économie par le marché, savoir (comment le contester ?), celle la mieux à même de permettre l’expression de la volonté générale (donc pas celle de quelque ‘’classe’’, ‘’clan, ‘’groupe dirigeant’’, ‘’bureau politique’’, ‘’comité scientifique’’… que ce soit !) ; à l’origine de tous nos maux, son irréductible insuffisance consiste en ce que le niveau de l’emploi est une donnée sur laquelle le marché ne peut agir. En économie par le marché, est donc totalement vain d’intervenir sur les marchés pour lutter contre le sous-emploi.

Le sous-emploi se nouant (avant marché !), ‘’au niveau’’ des économies nationales et se compliquant (indépendamment des marchés !) de la méconnaissance des lois de l’économie internationale (l’économie de l’échange des productions nationales), la seule façon d’y mettre un terme, par suite, de mettre un terme à la Crise aujourd’hui en passe d’emporter ‘’le système’’[p], est (AVANT MARCHÉ !) :

1° à l’échelle de toutes les économies nationales (là où se fait la production), de neutraliser les profits ‘’rémanents’’ des entreprises (ainsi pourront-elles solliciter la totalité de la main d’œuvre disponible) ;

2° en économie internationale, de concevoir, créer et installer un vrai système monétaire international, c'est-à-dire fonctionnant autour d’une vraie monnaie internationale, ceci pour qu’enfin, 1) les paiements internationaux puissent être de vrais paiements, 2) les échanges internationaux puissent se faire entre équivalents économiques.

 

 

A cet endroit, ‘’vingt ans après’’, tous ‘’ceux qui savent’’ auront reconnu le formidable enseignement de Bernard Schmitt[q].

 

Soit alors une dernière mise en garde : Le marché imaginaire étant à chacune de ses lignes l’œuvre de son auteur, s’il peut être prouvé que telle ou telle de ses démonstrations n’est pas aussi probante que celui-ci aime à le croire, cela, bien entendu, ne pourra en aucun cas être opposable à Bernard Schmitt.

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JT

 


[a] Cf. 1ère Partie, Chapitre 1.

[b] Cf. 2ème Partie, Chapitre 1, 1°, § 3.

[c] Or, aussitôt qu’il y a la catégorie des prix, aussitôt…il y a celle des profits !

[d] La ‘’preuve’’ que tel n’est pas le cas ? Mais qui oserait dire que, ceci parce qu’on ne les voit pas, ni les rayons ‘’X’’, ni les ondes électromagnétiques, ni… (j’en passe d’encore ‘’plus’’ invisibles’’) n’existent ?

[e] Le capital fixe des entreprises, c'est-à-dire (attention, l’économie ça n’est pas la creuse paraphrase du réel ; le capital fixe, ça n’est pas tout simplement les ‘’machines’’ !) cette part de la production monétaire qui, au lieu de revenir elle aussi aux titulaires de salaires et de profits (ceci parce qu’ elle aussi est produite avec un prix) , se trouve instantanément produite comme allant aux seules entreprises (ceci au motif décisif que cette part de la production, les entreprises l’ont financée avec leurs profits –sur tout cela, voyez infra, 1ère Partie, Chap. II).

[f] Leur impossible éradication ! : éradiquer le marché, n’est-ce pas imposer des prix politiques à l’économie, c'est-à-dire lui imposer des prix corrigés par l’’’arbitraire’’ de la politique ? Or que sont d’abord des prix sinon… des prix  formés par le marché !

[g] Et non pas les banques comme entreprises, c'est-à-dire comme ‘’agent’’ dont le but est celui de n’importe quelle entreprise, savoir : faire des profits.

[h] Cf. 1ère Partie, Chapitre III.

[i] de… 1844 tel qu’il fut conçu par les économistes et banquiers anglais d’alors, étant entendu que, CONCEPTUELLEMENT, c’est TOUJOURS en se référant à cet ‘’Act’’ qu’AUJOURD’HUI, ‘’la banque’’ et ‘’la finance‘’ continuent imperturbablement de ‘’raisonner’’ (et étant entendu qu’ ‘’historiquement’’, les choses sont un peu plus compliquées : sanctionnant à l’époque la victoire du Currency Principle –‘’la masse monétaire dépend de la monnaie métallique en circulation’’- sur la Banking School –‘’la masse monétaire doit être ce que la Banque Centrale dit qu’elle doit être’’- le BANK ACT -ceci surtout à la faveur des grandes crises monétaires du XXème- fut en effet adapté conformément aux vues de la… Banking School ; ceci… avec les ‘’mirifiques’’ résultats que tout un chacun peut aujourd’hui observer !).

[j] Ce sera le Chapitre I de la deuxième partie du Marché imaginaire.

[k] Ici, le lecteur en sera, respectivement, aux Chapitres II et III de la 2ème Partie du Marché imaginaire.

[l] N’est-ce pas, si ce que l’on établit (que l’on établira !) est que ce paiement fonctionne de telle manière que la dette d’intérêts (une dette nette, c'est-à-dire sans contrepartie en devises) qu’il devrait éteindre se trouve… reconduite par lui, la conclusion n’est-elle pas que, perdant les devises de son paiement, le pays A perd en plus, les devises que ne lui apporte pas la reconduction de son endettement net ? (Sans compter que, un pays s’endettant à hauteur de 100, si ce que l’on doit dire est que son endettement est en réalité de 200, ce qui est ‘’normal’’ n’est-il pas que, quand il paye des intérêts sur son endettement, celui-ci étant égal au double de ce qu’il devrait être, ce qu’il paye en réalité soit –évidemment- le double de ce qu’il devrait payer ?),  

[m] … et est toujours !...

[n] Ce sera le Chapitre IV de la 2ème partie du Marché imaginaire.

[o] C’est exactement ce que prouve la catastrophique expérience de l’EURO tel qu’il a été conçu. Sans compter que, quand bien même il parvienne à faire jeu égal avec le $ (quand et moyennant quelle remise en cause, en Europe, de l’économie ‘’sociale’’ ? –comme si l’économie pouvait être conçue comme ne l’étant pas !- combien de ‘’délocalisations’’ ? combien de millions de chômeurs ?...), l’EURO ne pouvant prétendre qu’à être la monnaie de l’’’Europe’’, évidemment, il ne pourra jamais être la monnaie internationales dont la mondialisation a besoin. Cela veut dire que, par construction incapable de contribuer au règlement des problèmes monétaires internationaux, ces problèmes, l’EURO n’aura fait en réalité que les rendre encore ‘’plus’’ insolubles : ne leur aura-t-il pas ajouté ceux induits par son impossible gestion ?

[p] Voyez l’état du monde !

[q] Voyez la bibliographie du Marché imaginaire. Titulaire de la Chaire de Macro Economie Monétaire aux Universités de Dijon et de Fribourg en Suisse, et, au CNRS, Directeur de Recherches plusieurs fois récompensés pour ses travaux pendant sa ‘’vie active’’, Bernard Schmitt, jusqu’à son dernier souffle, a été le conseiller de plusieurs grands pays débiteurs internationaux auprès de la Banque Mondiale et du FMI.

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