Une pandémie, des pouvoirs et des peuples

Le nouveau monde que la pandémie fabrique est, selon les points de vue, exaltant ou inquiétant. Exaltant car les progrès scientifiques sont remarquables ou inquiétant car il durcit aussi le contrôle massif des populations, avec le passe sanitaire. Je vais dans cet article proposer une réflexion sur ce grand virage qui s'amorce. Allons-nous tenir le cap ou subir une sortie de route ?

D'abord, simple préambule : je ne suis pas antivax, je suis à jour dans mes vaccinations type "ROR" ou tétanos !

Je ne suis pas philosophe, je ne suis pas scientifique, je ne suis pas écrivain, je n'ai donc aucune légitimité à écrire ces lignes et pourtant j'ose me le permettre.

Je me le permets parce que la situation est inédite, profondément marquante, voire traumatisante. Elle constitue une étape décisive dans l'avènement d'un nouveau monde... en marche !

Ce nouveau monde est en tout cas inéluctable : sa venue ne dépend plus de nous : nous croyions maîtriser la nature, la voilà qui se déchaîne ! (Et ce n'est qu'un début ! ) Nous croyions avoir voix au chapitre, étant donné que nous sommes en démocratie, voilà les conseils de défense qui remplacent le travail parlementaire ! Nous croyions que la fin du confinement marquait le retour des libertés, que nenni voici le passe sanitaire ! Nous croyions que le passe vaccinal allait empêcher l'obligation vaccinale, Hé bien non Vérant la présente comme très probable dans les semaines à venir.

La boîte de Pandore est ouverte ! Gare à ce qui va en sortir !

Nous voici donc au milieu de cette tourmente, sous l'emprise de la peur et de l'incertitude.

Nos technologies n'ont pourtant jamais été aussi avancées, ce qui, pour certains nous permettra d'avoir à nouveau la main sur les périls qui nous attendent. Mais ces technologies ne permettent-elles pas aussi un contrôle sans précédent des populations ? Les dirigeants des démocraties occidentales ne lorgnent-ils pas sur la citoyenneté à la chinoise ? Nous avons déjà le permis à points, nous aurons bientôt la citoyenneté à points pour accéder à des emprunts ou à un métier.

Comme le conceptualise Naomi Klein dans son livre la stratégie du choc, les gouvernants profitent de la sidération des citoyens par un évènement grave ou présenté comme tel pour adopter des nouvelles lois qui, dans un autre contexte plus serein n'auraient jamais été acceptées. Des attaques terroristes à la pandémie de SarsCov 2, les gouvernements nous présentent la situation comme dramatique ( parfois, elle l'est vraiment ! ) et mettent en place, bien au delà de la durée initialement prévue, puisque constitutionnalisées, des mesures liberticides qui peu à peu, grignotent notre souveraineté.

Aux États-Unis, les attentats du 11 septembre ont amené une surveillance généralisée des américains et la mise en scène de la fausse découverte d'armes de destruction massive en Irak en 2003, a permis de justifier une guerre illégale.

En France, les épouvantables attentats de Charlie hebdo, du Bataclan et de l'"hyper casher" ont permis de constitutionnaliser un état d'urgence qui devait à l'origine être limité dans le temps.

Pour la pandémie de SarsCov 2, un nouveau pas a été franchi, puisque toute remise en cause, dans le cadre d'une manifestation ou même d'un simple débat sur les plateaux de télé sur les réseaux sociaux ou au sein des familles, des amis, apparaît comme illégitime et ceux qui osent émettre un avis différent, surtout sur les vaccins ou les traitements alternatifs, sont immédiatement disqualifiés, traités de complotistes, y compris quand cette personne a l'expertise d'un médecin. D'ailleurs la prise de position de ces derniers ou la délivrance d'un traitement pourtant validée par un retour favorable de leur patientèle, peuvent leur valoir une sanction du conseil de l'ordre, jusqu'à la suppression de leur droit d'exercer leur métier. Et je ne parle pas de la censure qui sévit à grande échelle, sans contrôle, sur les réseaux sociaux de type "youtube".

On ne peut pourtant pas dire que la gestion de la pandémie par le gouvernement aura été exemplaire : combien de contradictions et de voltes faces dans des paroles et les discours qui étaient sensées justifier une politique et des mesures radicales ? En France, un conseil de défense constitué dans le plus grand secret de personnes dont on ignore le nom et donc les éventuels conflits d'intérêts, remplace allégrement le conseil des ministres. Parfois, c'est même le président de la République tout seul qui, dans un discours écrit dans l'urgence et avec l'impulsivité d'un enfant de 8 ans, prend unilatéralement des décisions que le gouvernement, visiblement pas au courant, doit mettre en œuvre en catastrophe dans les jours qui suivent? Ces décisions, sans coup férir, sans délais, sans réflexion, sans consultation, sans recul, ne seront pas discutables. Elles nous seront assénées comme des coups de flashball dans les manifs, elles bouleverseront nos vies, mais nous devrons nous efforcer à les appliquer sans protester, ni même poser  ou se poser des questions !

Tu refuses le passe sanitaire ? Tu es un imbécile, voire un assassin ! Tu hésites à te faire injecter ou tu refuses le vaccin ? Tu dois te faire tester à tes frais ou sinon, on t'empêche d'aller au café, au spectacle, et même, tu n'as plus de salaire ! Nous DEVONS même nous faire inoculer (et maintenant à nos enfants ! ) des produits élaborés , c'est le moins que l'on puisse dire, dans une certaine précipitation ! Produits, pour les plus nombreux, issus de biotechnologies : vaccins à protéines recombinantes (Novavax aux USA) ou vaccins génétiques : vaccins génétiques à ADN modifié génétiquement comme ceux des labos Jansen ou Astrazeneca, vaccins génétiques à ARN messager de type Pfizer.

Il est indéniable que ces vaccins n'ont pas respecté les délais habituels et légaux de la mise sur le marché d'un produit de santé. Et Pourtant ils sont injectés massivement à l'ensemble des populations, y compris les enfants de plus de 12 ans... surtout des pays riches !

Il est à noter que ces types de vaccins sont des OGM. Il m'a semblé pourtant qu'il n'y a guère de temps, les OGM posaient question et étaient la cible de vives critiques, y compris de nombreux scientifiques, et sources d'amples mobilisations. Où sont passés tous ces gens qui à ce moment là se mobilisaient ? Tout à coup, les OGM, (comme le gouvernement), ont acquis une légitimité incontestable et quasi incontestée. L'Europe a même fait voter une loi exprès pour supprimer les derniers gardes-fous qui empêchaient l'utilisation des OGM... en agriculture ! Étrange, non ? Mais chut ! Il ne faut rien dire ! Il faut bien que les actionnaires de Pfizer et consort rentabilisent leurs investissements financiers ! Et puis on sait bien que les gouvernants n'ont qu'une obsession : l'intérêt de leur peuple !

Les peuples donc, sont désormais face à des pouvoirs enfin libérés de tout contrôle, de tout débat démocratique. Pour eux, c'est un rêve éveillé, pour nous, ce rêve va peut-être se changer en cauchemar ! Le passe sanitaire et le vaccin en font partie.  Plus qu'endormis, nous sommes hypnotisés, tétanisés par la peur distillée à longueur d'émissions spéciales, diffusées en boucle toute la journée : litanie des morts, (d'ailleurs tiens ces dernier temps ils ont disparu de nos écrans ! ), litanie des chiffres de malades, d'hospitalisés, de personnes en réanimation. Litanie de ces "méchants" Martiniquais qui ne veulent pas se faire vacciner. Bien fait pour eux ! Ne voyez-vous donc pas que le nombre des cas graves là-bas est lié aussi à la précarité sociale (pauvreté), alimentaire (malnutrition) et sanitaire (manque cruel de lits dans les hôpitaux, comme chez nous, pollution au chlordécone qui a amené nombre de pathologies chroniques) ?

Au risque de me faire montrer du doigt et traiter de complotiste ou d'assassin, j'ose me poser des questions sur toute cette folie, des questions qui me semblent légitimes. Le débat est ouvert, et, j'ose espérer, dans la sérénité et le respect des paroles de chacun, car nul ne peut prétendre détenir La Vérité !

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