l'hiver

Faut déjà le  traverser. C’est pas donné à tout le monde.

  Pour bientôt attendre le printemps, premier temps, d’une autre vie.

 L’hiver glacial et ses froidures, seront passés au passé. L’actualité d’aujourd’hui sera tombée dans les oubliettes des petites histoires, dans les douves des châteaux, forts de leurs grandes gueules, en désarrois, d’avoir confiés leurs voix à des porte-voix.  Et l’écho qui n’entend, rien, que son égo, de filer dans ses étoiles d’argent.

 Heureusement, il arrive au silence d’être encore d’or.

 Pas tous les matins. Ça dépend à quelle heure il s’est réveillé, de quel pied il s’est levé.  Pas marcher dans n’ importe quoi, même du pied gauche. C’est pas si facile. Même pour une fille.

Les nuits d’hiver, je lis, je lis au lit, au coin du feu, les écrits, d’ici et d’ailleurs. Bien content que soit écrit ce que je ne saurais dire, où je n’étais pas. C’est que, bon, tout bien considéré, fallait y aller, y rester ou en revenir.

Pas tous les matins faciles les souvenirs.

 

Les grands parents s’en souviennent.

 Derrière les paravents des histoires officielles, la vérité nue se couvre  d’une pudeur respectueuse des yeux des enfants. Il sera bien temps que de quelques rais filtrant de leurs persiennes s’offrent un peu de vérité. Il sera bien temps d’attendre le printemps, la vie qui revient. Ses peines à traverser, ses joies retrouvées.

Prendre le temps, à bras le corps, une place sur un banc. Ecouter les oiseaux,

Penser aux sans liberté, aux musiciens libres.  Retourner dans les arènes des hommes et continuer, à lutter. C’est toute une vie.

 

Ne pas se laisser ensabler les esgourdes

 

Préférer entendre les oiseaux que les avions, les canons, les camions. Tous les « ons », le long des golfes pas clairs, loin des autoroutes de la pensée.

 Et parfois dormir, pendant que c’est encore ni interdit ni obligatoire.

Avant que ne soient bétonnées les forêts, les champignons, les petites fleurs. Il est grand temps, d’arrêter de bétonner, Messieurs les bétonneurs:

 

Arrêtez de bétonner.

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