l'été sur la plage

 

La plage est bondée. James Bond ne boude pas son plaisir. Le clapotis des vagues, affleure ses oreilles comme  ses pensées, encore disponibles après des années de propagandes gazeuses. Quel masochisme a poussé l’Homme à inventer la chaise courte avant la chaise longue ?  C’est idiot. Dans des forêts  lointaines, James a connu des hamacs. Ce qui n’est pas bête. D’ailleurs les bêtes s’assoient-t-elles sur des chaises ? Que nenni ! Elles se couchent. James aime beaucoup les bêtes. Celles qui le reposent de la bêtise humaine. Des bêtes de somme, en quelque sorte.

 

La glacière lui a demandé « alors vanille fraise ? ». C’est l’été. Faut oser, prendre des risques, se jeter à l’eau, marcher dans le sable, pieds nus, jouir simplement d’un crissement de sable se dérobant.

 

Lorsque la fraîche sera venue, ce soir dès que sonnera le glas,

James marchera jusqu’au terrain de boules.

Contempler, c’est beau la pétanque au village. C’est calme, comme une nuit d’été, sans orage, ni désespoir.

 

En fin de comptes, de résultats, cette nuit, aussi belle soit la ville,

 James ira peut-être au pieu avec un collier de gousses d’aulx.

 

 L’arrivée d’Ursula sortant de la mer, provoqua une houle sur la plage ensoleillée. James cessa aussitôt ses  rêves de boules pour tous. Cette apparition étant digne de la reine d’Angleterre, à son balcon. En mieux. James serra si fort Ursula dans ses bras qu’elle se crût enceinte, en tomba dans les pommes à Newton, lequel envoya aussitôt un texto de protestation.

 Dieu merci, sa combinaison en latex l’avait protégée

 de la sarco-sainte faute. (ndlr : sacro-sainte…quel con ce rédacteur !).

 C’est donc en toute discrétion, et en Aston Martin

 que James et Ursula se sont  évaporés, en loucedé

bien décidés à profiter encore des douceurs de l’été.

 

 L’automne, ses couleurs, ses feuilles mortes arriveront bien assez tôt.

 Les vendanges seront en retard cette année.

 

(Toutes ressemblances avec des personnes existantes seraient fort tweet.)

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