La réponse, nous la connaissons déjà : contrairement aux Britanniques, ici ce n’est pas le peuple qui règne, mais bien l’égo de notre très cher Président.
Car le peuple français avait bel et bien été questionné lors des élections législatives de juillet. Et le peuple français a parlé. Mais qui l’a écouté ? Certainement pas Emmanuel Macron qui, pour éviter toute résistance à ses projets de grandeur, a préféré nommer un chef du gouvernement conservateur, qui lui obéira au doigt et à l'œil, comme tant d’autres ont fait auparavant.
Borne, Attal, Barnier : qui sera le prochain sur la liste ?
Les prérequis pour le poste sont connus de tous : savoir manier sans vergogne et sans limite l’article 49-3.
Alors qui se lancera dans la course et occupera le siège maudit ?
Un énième politique de la droite conservatrice, qui ne fera pas long feu avant d’être censuré à son tour par l’alliance des extrêmes ?
Un membre du Rassemblement National, qui ajouterait la France à la longue liste de pays européens gouvernés par l’extrême droite ?
Ou alors un membre du Nouveau Front Populaire, qui deviendra l’ennemi numéro 1 de la moitié de l’hémicycle ?
Enfin, bien que cette incertitude soit inquiétante pour l’avenir du pays, ne devrions nous pas nous préoccuper d’un chef d’Etat qui, selon les principes de démocratie et d’Etat de droit, détient un trop grand pouvoir ? Quid de la séparation des pouvoirs dans la nation « des droits de l’Homme et des libertés » ? Marianne n’a qu’à aller se rhabiller, son temps est bel et bien révolu.
Ne devrions nous pas nous questionner sur la légitimité de cette République, créée par un militaire arrivé au pouvoir sans être élu ?
Alors, à quand la sixième République ?