Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur.Benalla, ma vérité au journal 20h00 !

Où l'on apprend que, summum du sacrifice, Alexandre Benalla aurait été "prêt à démissionner". "On m'a répondu que ce n'était pas la peine", raconte l'homme au JDD.  L’affaire Benalla .anime toute spéculation du complot, et notamment le président lui-même pose la question, lors d’un entretien accordé à France Bleu Béarn .../

 De nos jours, lorsque vous êtes mis en examen, vous passez au journal de 20h00 des chaînes de télévision ; ce qu’a fait Benalla au 20 heures de TF1, LCI, CNews, (je dois en oublier), une tribune rien que pour lui, c’est plus facile pour répliquer et vouloir expliquer. 

Nicolas Sarkozy, François Fillon, ou Jérôme Cahuzac et bien d’autres, ont essuyer les plâtres aux 20h00, à chaque fois ils veulent démonter et démontrer ce que la presse écrit, insinue, suggère, ou bien affirme des choses fausses, ou mal interprété.

Alexandre Benalla trouve que le déferlement médiatique est copieusement exagéré. 

Scène favorite des grands de ce monde, par exemple Dominique Strauss-Kahn inculpé d'agression sexuelle par le parquet de New York, vient au 20h00 de TF1 expliquer qu’il n’y a rien à expliquer.

Pour ces personnes, la presse est toujours pointée du doigt. Chacun à leur façon de s’en prendre aux médias, expliquer qu’il y a un complot, un emballement journalistique totalement stupide. 

Vendredi 27 juillet, Alexandre Benalla a accordé sa première interview télévisée à TF1.

Invité du 20 Heures, l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron s’est exprimé pendant 12 minutes sur l’affaire et les violences commises le 1er mai.

 La journaliste de TF1 veut savoir si Alexandre Benalla trouve sa sanction initiale de suspension de deux semaines après les faits, est adaptée. Là encore, la réponse est un "non" clair et net, Alexandre Benalla a mal vécu sa suspension. "Iriez-vous jusqu'à dire qu'Emmanuel Macron a eu tort de vous faire confiance ?". "Je ne pense pas", répond Benalla, assez embarrassé et décontenancé. 

Le Figaro nous informe sur la réalisation de l’interview de Benalla.

« L'entretien mené par Audrey Crespo-Mara a été enregistré dans la matinée et a dû subir quelques retouches. « Le seul créneau qu'il avait de libre était le matin, nous avons donc décidé d'enregistrer l'échange. [..] Nous étions contraints par la forme et la durée du JT et nous avons dû couper quelques questions, notamment sur le GSPR », a expliqué au Figaro le directeur de la rédaction de TF1 Éric Monier. »

 Alexandre Benalla ne fait pas exception ! Il répète qu’on veut atteindre le président à travers lui, victime d'un règlement de comptes. Il est possible dans le cas présent, comme je l’ai écrit la semaine dernière, le haut commandement de sécurité de l’Élysée, de la préfecture n’a pas apprécié le changement qui allait s’opérer à la rentrée, un projet d’une nouvelle Direction de la sécurité de la présidence de la république (DSPR).

Macron veut ses super gorilles à lui, et à sa tête son gorille préférer Benalla. Le recrutement serait ouvert aux militaires, aux réservistes de la gendarmerie.

 L’ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a lui continué son opération de communication sauvetage.

« Entamée jeudi avec un premier entretien au Monde. C'est au tour du JDD d'obtenir les propos "exclusifs" de "l'homme qui voulait protéger le président ».

Trois pages de portrait dans l'édition papier, dans lequel il peut raconter son parcours, la confiance du Président (qu'il continue de défendre), assumer à nouveau les faits qui lui sont reprochés (ces "vidéos fatales"), avec un "calme" qui a "de quoi étonner", nous assure le journaliste Hervé Gattegno en ouverture du portrait.

Où l'on apprend que, summum du sacrifice, Alexandre Benalla aurait été "prêt à démissionner". "On m'a répondu que ce n'était pas la peine", raconte l'homme au JDD.

 L’affaire Benalla anime toute spéculation du complot, et notamment le président lui-même pose la question, lors d’un entretien accordé à France Bleu Béarn : « Pourquoi certains l’ont sortie deux mois et demi plus tard ?».  « C’est sans doute qu’il y a des gens qui avaient intérêt à ce que ça sorte quelques jours après la coupe du monde de football »

 Nonobstant, je ne sais pas s’il y a complot ou pas, mais tout ceci est bien troublant. Il y a toujours anguille sous roche parait-il. En politique c’est une sorte de banalité, les opportunismes, ruses ou plutôt finasseries son communes. Le Président François Mitterrand en connaissait quelques instruments majeurs.

 Quelques députés LRM, notamment deux d'entre eux, Sonia Krimi et Paul Moloac ont manifesté leur critique, ils ont été repris fermement par Emmanuel Macron lors de son allocution du 24 juillet à la maison de l’Amérique Latine.

 Kafka doit pouffer de rire là où il est ! Ils sont incomparables à lui !

 https://www.lci.fr/politique/replay-une-affaire-d-ete-pas-une-affaire-d-etat-regardez-l-interview-exclusive-d-alexandre-benalla-sur-tf1-et-lci-2094387.html

 

Bon dimanche à vous tous

 Jean Olmini

Le 5 août 2018

 

 

 

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