jean@olmini.fr
Retraité de la presse écrite PQR
Abonné·e de Mediapart

140 Billets

0 Édition

Billet de blog 6 oct. 2019

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !Les terroristes sont des fous !

La question est de savoir si on nous dit la vérité à propos des Islamiste radicalisés, ou si on nous prend vraiment pour un peuple invalide de tout raisonnement. Trouvez-vous normal qu’à chaque fois, que des attentats sont perpétrés, tous les assaillants soient décrits comme des individus présentant des troubles psychologiques, déséquilibrés mentaux, voire fou.

jean@olmini.fr
Retraité de la presse écrite PQR
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le diable est rentré dans la maison de Dieu !
La question est de savoir si on nous dit la vérité à propos des Islamiste radicalisés, ou si on nous prend vraiment pour un peuple invalide de tout raisonnement.

Trouvez-vous normal qu’à chaque fois que des attentats sont perpétrés, tous les assaillants soient décrits comme des individus présentant des troubles psychologiques, déséquilibrés mentaux, voire fou.

Aujourd’hui, nous avons un homme de 45 ans, Mickaël H radicalisé depuis 2008, un informaticien de la préfecture de police de Paris, qui tue quatre de ses collègues.
Cet homme décide un bon matin d’acheter un couteau de 25/30 cm, et un couteau à huîtres. Ce garçon a réfléchi, a préparé son acte, et là tout prémédité, il est sensé et a intégré sa logique de destruction.

Pour preuve, le parquet national antiterroriste est saisi après la découverte d’indices renforçant l’hypothèse d’une action djihadiste. Il aurait été en contact avec des personnes radicalisées salafistes. Il a également envoyé 33 SMS à caractère religieux à son épouse.

Salafistes : « Mouvement religieux de l'islam sunnite, prônant un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane à l'époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples » (Wikipédia).

De nos jours, ce sont des activistes et propagandistes et beaucoup plus que des idéologues religieux. Nous assistons, en Europe (pas seulement), à une individualisation du djihadisme, il y a chez certaines personnes un malaise identitaire profond, lié à une insertion discutable, difficile de l’individu à évoluer dans notre société.

Par exemple, si vous regardez dans les cités, il y a une propension au rejet de la société française ; la raison n’est peut-être pas si simple ; pas d’emplois, un chômage des jeunes exponentiels, le colonialisme appuyé, la laïcité, le communautarisme musulman et arabe.

Les fondamentalistes (Iman pour la plupart) trouvent dans ce terreau des ouailles perdues, des non-musulmans fraîchement convertis à recruter.
Notre époque assiste à une montée des fondamentalismes religieux. Dans des milieux en crise d’identité profonde, ce type de conviction peut sécuriser en donnant des repères par la foi.

Je ne suis en aucun doute un spécialiste de la chose, mais comme tout bon citoyen, j’essaie de comprendre le gouvernement qui fait un choix délibéré, afin d’expliquer le terrorisme islamiste par les troubles psychologiques, pour qu’il n’y ait aucune discussion sur le religieux, politiques, de ce phénomène indiscutables et certains. L’épiphénomène de passage à l'acte de la part d'individus présentant une instabilité mentale s'inscrit aujourd'hui comme une tendance lourde.

Il y a aussi le problème d’identité républicaine, voire à mon avis « identitaire », afin d’éviter de devoir retirer la nationalité française à des Français. « La déchéance de la nationalité française est une procédure juridique qui permet de retirer la nationalité française à un national »

Je n’arrive pas à comprendre la mentalité de ces fous furieux, quels qu’ils soient, d’ici ou d’ailleurs. La France, les Français, notre démocratie, notre laïcité, vous acceptent comme vous êtes, avec vos différences pour le bonheur de tous.
Quand vous souhaitez vivre dans un pays qui vous accueille, il serait bon de comprendre la société où l’on vit, de partager ses valeurs essentielles et culturelles et de laisser des choses derrière vous sans les renier.

Si vous ne trouvez pas le bonheur dans notre pays, vous pouvez vous libérer de votre fardeau politique, idéologique et religieux et peut-être aller voir dans un pays et état islamique.
Vous avez le droit à la parole, à votre culte religieux, sans en porter des signes extérieurs afin de ne froisser personnes. La démocratie est ainsi faite.
La religion est un acte personnel, elle n’appartient qu’à soit! Croire ou ne pas croire le vaste dilemme.

https://www.sudradio.fr/…/natacha-polony-tueur-fou-ou-terr…/

Bon dimanche à vous tous
Jean Olmini
Le 6 octobre 2019

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Gauche(s)
Parlement : ce que peut espérer la Nupes
Et si la gauche devenait la première force d’opposition au Palais-Bourbon en juin prochain ? Un scénario plausible qui pourrait, dans une certaine mesure, transformer le paysage politique, explique Olivier Rozenberg, spécialiste de la vie parlementaire.
par Pauline Graulle
Journal
Ukraine : divisé, le monde occidental peine à dessiner une issue
Alors que le spectre d’un conflit long se précise, faut-il continuer, et jusqu’à quand, à livrer des armes à Kyiv ? Est-il encore possible de ménager une « porte de sortie » à Vladimir Poutine pour faciliter de futures négociations de paix ? Aux États-Unis comme en Europe, des dissensions commencent à affleurer sur ces sujets clés.
par Ludovic Lamant
Journal — Migrations
La guerre a déplacé des milliers d’orphelins et d’enfants placés
Les enfants représentent, avec les femmes, la majeure partie des déplacés internes et des réfugiés ukrainiens. Dans l’ouest de l’Ukraine, des orphelins de la guerre et des enfants placés tentent de se reconstruire une vie, loin de leur maison et de leurs habitudes.
par Nejma Brahim
Journal
Législatives : des candidats de la majorité préfèrent s’afficher sans Macron
Contrairement à 2017, où la plupart des candidats macronistes avaient accolé la photo du président de la République à côté de la leur, nombre d’entre eux ont décidé cette année de mener campagne sur leur propre nom. Face à la gauche et à l’extrême droite, certains veulent éviter d’agiter « le chiffon rouge ».
par Ellen Salvi

La sélection du Club

Billet de blog
Bifurquer, c'est tout le temps à refaire (et ça s'apprend)
Je suis diplômée ingénieure agronome depuis décembre 2019. On m'a envoyé mille fois la vidéo du discours des diplômés d’AgroParisTech qui appellent à bifurquer et refusent de travailler pour l’agro-industrie. Fantastique, et maintenant ? Deux ans après le diplôme, je me permets d'emprunter à Benoîte Groulte pour répondre : ça dure toute la vie, une bifurcation. C'est tout le temps à refaire.
par Mathilde Francois
Billet de blog
Remise des diplômes AgroParisTech : appel à déserter
Lors de leur cérémonie de remise de diplôme, huit jeunes ingénieur·es AgroParisTech ont appelé leurs camarades de promotion à déserter de leurs postes. « N'attendons pas le 12ème rapport du GIEC qui démontrera que les États et les multinationales n'ont jamais fait qu'aggraver les problèmes et qui placera ses derniers espoirs dans les révoltes populaires. Vous pouvez bifurquer maintenant. »
par Des agros qui bifurquent
Billet d’édition
Hebdo #123 : Parole à celles et ceux qui ont déjà bifurqué
À la suite du retentissant appel des jeunes diplômés d’AgroParisTech à déserter les postes dans l’agro-industrie, nous avons recueilli de nombreux témoignages d’anciens étudiants « en agro » devenus paysans, chercheurs, formateurs, etc. Ils racontent leur parcours, les embûches et leur espoir de changer le système. Bifurquer, c’est possible. Mais il faut s’organiser !
par Sabrina Kassa
Billet de blog
Prendre les chemins de traverse… mais à plusieurs !
Nous sommes un collectif d'une petite dizaine de personnes, qui avons décidé, à la fin de nos études en politiques locales, de prendre à bras le corps les questions climatiques, énergétiques, sociales de demain, pour y trouver des réponses radicales. Voilà l'histoire de notre parcours, depuis notre rencontre en 2018, sur les bancs de l'université.
par Collectif La Traverse