Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur. Le lait de Lactalis

Tout a commencé au mois de septembre, première découverte de la salmonelle sur le site de l'usine de Craon, après le passage des vétérinaires qui n’ont rien trouvé d’anormal « Niveau d’hygiène très satisfaisant. »

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur ! Le lait, comme l’eau, une source indispensable pour notre survie !

 Aujourd’hui le lait a un problème, il subit une prolifération d'agents pathogènes, la salmonelle. Il y a quelques années la chine avait aussi du lait frelaté.

 Tout a commencé au mois de septembre, première découverte de la salmonelle sur le site de l'usine de Craon, après le passage des vétérinaires qui n’ont rien trouvé d’anormal « Niveau d’hygiène très satisfaisant. »

 Ce n’est pas la première fois que Lactalis a des agents pathogènes dans le lait ; l'usine de Craon avait dès lors subi une propagation en 2005 à la salmonelle il y a 12 ans.  « La souche des deux bactéries est identique, confirme l'institut Pasteur ».

 « Une contamination éparpillée s'est installée dans cette usine suite à des travaux réalisés courant 1er semestre 2017", a justifié l'entreprise. » Au mois d’août 2017 une nouvelle découverte de salmonelle.

 L’inspection sanitaire n’est pas trop méchante avec Lactalis, les contrôles sont basés sur la déshydratation de lait ou produits laitiers. Pour les veto il leur est imposé en tant que charges de « Vérifier que les tours de séchage du lait numéro 1 et 2 méritaient toujours leurs agréments sanitaires européens, octroyés respectivement en 2008 et en 2013 ». Normalement le renouvellement s’accompagne d’une inspection bisannuelle. Pourquoi comme le raconte le Canard enchaîné « ont-ils zappé cette activité de l’usine, allant visiter à la place les sites de fabrication de céréales nullement concernés par l’agrément européen ? » Questionné par « le Canard » Ils n’ont pas réussi à trouver les mots.

 C’est une jeune maman qui découvre dans son magasin la boîte de lait Milumel Lémiel. Cette jeune mère de famille repère le numéro 17C0012681 inscrit sur le socle de la boîte, elle à un doute, après vérification elle à entre les mains une boîte d’un lot de lait acheté le 3 janvier à l'Intermarché de Marles-les-Mines, qui est probablement contaminé à la salmonelle.

  Les principaux groupes de grande distribution sont dans le collimateur du gouvernement (Leclerc, Système U, Auchan, Cora, Carrefour, Casino et plus) « Ont reconnu, mercredi 10 et jeudi 11 janvier, avoir vendu des boîtes de lait infantile Lactalis malgré les différents rappels ».

 Comment du lait destiner aux bébés contaminés a-t-il pu se retrouver dans les rayons de centaines de supermarchés, et ce malgré trois campagnes de rappel ? L'alerte est pourtant donnée à la fin novembre. Les autorités sanitaires sont informées d'un nombre anormalement élevé de cas de salmonellose chez des nourrissons.

 Après l'aveu d’anomalie, Michel-Édouard Leclerc, « ajoute avoir entendu le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, faire le bilan des 2 500 contrôles menés par son administration, qui ont révélé que « 91 organisations détenaient des boîtes qui auraient dû être retirées, dont 30 grandes surfaces, mais aussi 44 pharmacies, 2 crèches, 12 hôpitaux et 3 grossistes »

 C'est au tour d'Auchan d'admettre la vente de boîtes contaminées et d'Intermarché d'enquêter sur des possibles loupés. Selon Le Parisien, « 52 de ces produits ont échappé à la vigilance des équipes et ont été vendus après la date du rappel dans 28 magasins français, hypermarchés et supermarchés ».

En fait, d’après ce que j’ai cru comprendre, les magasins reçoivent de Lactalis une liste de lot à retirer, deux semaines plus tard un autre lot, ainsi de suite, pour arriver à la fin de tout retirer, c’est là qu’il y a la confusion. Dorénavant, des produits suspects qui devront être retirés des rayons, ils seront tout de suite repérés par le code-barres en caisse.

 Le PDG de Lactalis la discrétion est légendaires, s’est exprimé pour la première fois, dont , il promet d'indemniser toutes les familles ayant subi un préjudice.

 Emmanuel Besnier PDG de Lactalis, a racontré le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, lors de sa visite à Bercy, entrant même par une porte dérobée.

 Emmanuel Besnier, qui ne s'était jamais exprimé dans les médias au sujet de l'affaire qui secoue l’entreprise, a assuré avoir eu avant tout à l'esprit les conséquences de cette crise sanitaire pour les consommateurs, "des bébés de moins de six mois", a-t-il rappelé : « c'est pour nous, pour moi, une très grande inquiétude » ;

 Dans l’histoire de l'industrie agroalimentaire il y a eu beaucoup trop de précédents qui ont fait souvent l'objet d’énormes scandales. Rétrospectivement : La contamination de dizaines de millions d’œufs au fipronil, du plastique dans des barres de Mars, lait en poudre frelaté, gaz de mauvaise qualité chez Coca-Cola, du benzène chez Perrier etc.…

 https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/lait-infantile-contamine/cinq-choses-a-savoir-sur-emmanuel-besnier-le-tres-discret-et-tres-puissant-patron-de-lactalis_2559863.html

 Source : Le Canard Enchaînée, La Dépêche du Midi, Le Parisien, Ouest France, Huffingtonpost, LesEchos, Le Point, Médiapart, Franceinter, Franceinfo, Le Figaro, Le Monde, Liberation, Le Jdd. 20minutes.

 Bon dimanche à vous

Jean Olmini

Le 14 janvier 2018

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.