Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !Nos lycéens sont-ils en danger!

Le 6 décembre 2018 des jeunes lycéens ont été interpellés dans le cadre d'une mobilisation nationale des lycéens. L'arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie en décembre dernier avait choqué toute la France. Une enquête administrative dédouane la police, elle a conclu que les policiers n'avaient commis aucune faute. Bien évidemment !


Rappelez-vous le 6 décembre 2018 des jeunes lycéens de 12 à 21 ans ont été interpellés dans le cadre d'une mobilisation nationale des lycéens.
La vidéo de l'arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie en décembre dernier avait choqué toute la France.

Qu’ils soient arrêtés, pour des fautes commises, c’est dans une normalité si je puis dire. Mais là, ça dépasse l’entendement, les forcer de se tenir à genoux, mains sur la tête, pendant plusieurs heures. C’est une honte pour notre société, pour la France.

Cela nous rappelle et nous ramène à quelques années en arrières, ou l’on pouvait voir des militaires en Croatie, Serbie, rassembler des hommes, des femmes et des enfants, les mains en l’air ou sur la tête. Où l’ont Fusillait à tout-va ! !

Certains d’entre vous, vont me dire que c’est exagéré, que ces gosses n’avaient qu’à rester chez eux ! Oui, peut-être, à preuve du contraire, nous sommes dans une démocratie et toute personne a le droit de manifester.

Personnellement, je n’ai pas connu de manifestations des lycéens à mon époque. Les mouvements lycéens en France trouvent leur origine dans le mouvement étudiant de mai 1968, et je n’y ai pas participé pour des raisons d’autorité familiale.

Les policiers avaient expliqué que cette position était conforme, qu'ils ne pouvaient faire autrement, faute de menottes en nombre suffisant pour maîtriser ces 151 jeunes.
Une enquête administrative dédouane la police, elle a conclu que les policiers n'avaient commis aucune faute. Bien évidemment !

Lors de l'arrestation de lycéens à Mantes-la-Jolie une enquête administrative diligentée après les faits. Aujourd’hui, il en ressort ceci : jeudi 16 mai, rappelant le contexte très violent à l'époque, Brigitte Jullien, la patronne de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), auditionnée par une commission d'enquête de l'Assemblée nationale, a indiqué qu’il n'y a « pas eu de comportements déviants de la part des policiers »

« L'avocat a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 6 mai pour forcer la saisie d'un juge d'instruction, seule garantie possible d'indépendance pour les investigations à ses yeux. « Aucun lycéen n'a été entendu » au cours de l'enquête administrative. Elle ne sert qu'à « donner des éléments de langage au ministère de l'Intérieur », a-t-il poursuivi. L'avocat s'est en outre étonné que « le rapport administratif ne soit pas dans l'enquête judiciaire ». (Paris Match)

Depuis lundi, plusieurs lycéens ont été entendus par les enquêteurs de la police des polices.
« Ce qu'on entend au cours de ces auditions est effrayant », a assuré maître Alimi.
Des brutalités, des insultes, des humiliations, des injures, des actes de torture et de barbarie, a-t-il énuméré, « c'est bien plus grave que ce qu'on voit sur la vidéo. »

Maître Alimi a d'ailleurs demandé à « ce que l'ensemble des 151 lycéens interpellés en décembre soient entendus par les enquêteurs ».
Nous pouvons palabrer pendant des heures, je ne trouve pas d’excuses aux policiers, car ils pouvaient faire autrement.

Source : le Monde, Libération, FR3, 20 minutes, Paris Match, France Info, BFM, FaceBook.

https://www.youtube.com/watch?v=Xq8JgpLyI80

Bon dimanche à vous tous

Jean Olmini

Le 19 mai 2019

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