Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur ! Come prima, niente de piu !

Pour sa première conférence de presse à l’Élysée ce jeudi 25 avril, en regardant le chef de l’État présenter ses « politiques », nous avons la sensation d’être ailleurs, qui fait la leçon au bon peuple! Mais où sont les attendes des Français ? Pouvoir d'achat, temps de travail, retraites… Ce n’est pas pour aujourd’hui !

Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !

Come prima, niente de piu !

(Comme avant, rien de plus)

Ça devait être un « waouh », il renverserait la table ! D’abord qu’elle table, nous n’avons rien vu. La vérité est toujours difficile à entendre. Macron trompe les Français !

Pour sa première conférence de presse à l’Élysée ce jeudi 25 avril, en regardant le chef de l’État présenter ses « politiques », nous avons la sensation d’être ailleurs, qui fait la leçon au bon peuple. Emmanuel Macron a une vision particulière du problème du pouvoir d’achat et de présenter une évolution de l’avenir.

Certes, il faut prévoir le lendemain. Le mouvement des Gilets jaunes, « c’est progressivement, c’est transformé par les violences, dit-il des Black Blocs et l’extrême droite et Gauche, ce mouvement a été récupéré ». Pour le chef de l’État, il ne soutient plus aucune « revendication légitime » récupéré par les violences de la société, l’antisémitisme, l’homophobie, les attaques contre les institutions, les journalistes parfois, les forces de l’ordre. À mon simple avis, lors de la conférence de presse, le président dévoile un plan d'action pour relancer l’acte II de son quinquennat à l'Élysée.

Mais où sont les attendes des Français ? Pouvoir d'achat, temps de travail, retraites… Ce n’est pas pour aujourd’hui ! 

« Les annonces du Président brassent suffisamment large pour concilier les attentes des sociaux-démocrates et celles des libéraux du parti majoritaire » « Le clivage entre les ailes sociale-démocrate et libérale au sein de la macronie ces dernières semaines ».

« La gauche de la majorité ne cachait pas son inquiétude face à l’offensive des élus et ministres issus de la droite, très insistants, tant les incertitudes sont importantes. » (Libé) 

Au cours du même entretien, vous l’avez sûrement entendu, il a assuré qu'il ferait « très attention à ses petites phrases » avant d'ironiser sur « Jojo avec un gilet jaune ». 

Pour résumer les mesures palpables, elles sont peu nombreuses. Sur le plan institutionnel, Emmanuel Macron a fait le catalogue des possibilités évoquées dans le grand débat et en a évacué la plupart.

Le vote obligatoire (une option pourtant peu entendue) ? Trop contraignant et inefficace, donc refusé. Le décompte du vote blanc ? Pas question, parce que c’est une « solution de facilité ». 

Pour le reste, il ne s’agit que d’attendre. « On a fait des choses qui ne se voient pas tout de suite », a indiqué le chef de l’État. 

Quand Le Général De Gaule était président…

« En 1968, les événements étudiants, les révoltes agitent la société française et le SMIG augmente alors avant et après les accords de Grenelle sur l’emploi. Le salaire global, lui, augmente carrément de 10 %. » 

Quand Georges Pompidou était président…

« 1970, C’est sous la Présidence de Georges Pompidou, successeur du Général de Gaulle, et sous le gouvernement Chaban-Delmas qu’est créé le SMIC, destiné à réduire l’écart entre le salaire minimum et le salaire moyen. Le SMIG disparaît au profit du SMIC, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, fondé sur l’inflation et l’évolution du pouvoir d’achat » 

S’il y a un changement ça ne sera pas pour aujourd’hui ! 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/04/25/vote-blanc-et-ric-ecartes-baisses-d-impots-ce-qu-il-faut-retenir-de-la-conference-de-presse-de-macron_5454978_823448.html

 

Bon dimanche à vous tous

Jean Olmini

Le 28 avril 2019

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