Je te fiche mon billet de ma mauvaise humeur !Je suis l'ombre du président !

Les aventures de M. Alexandre Benalla ont paralysé l’Élysée. Quand les responsables se mordillent entre eux, ça devient des « Pieds Nickelés » et distille quelques mensonges afin de limiter ce que Macron a souhaité en moralisant la vie politique. Chassez le naturel, il revient au galop !

 Je ne vais pas vous relater le feuilleton de la semaine que vous connaissez par cœur. Mais nous pouvons regarder d’un peu plus pré qui est ce garçon dont le président n’a que des éloges à son égard.

 Le 1er mai, Alexandre Benalla, chargé de mission sécurité auprès du directeur de cabinet de la présidence de la République, est invité en tant qu’observateur. Il dérive, rosse, cogne à coups de pied et de casque, un manifestant réfractaire, place de la Contrescarpe à Paris. L’affaire dépasse l’entendement.

Tout feu, toute flamme ! Alexandre Benalla à 25 ans se croyait arriver à l’étage supérieur, mais voilà il pète les plombs et l’édifice se craquelle, il est passé de l’ombre à la lumière des médias.

 Les aventures de M. Alexandre Benalla ont paralysé l’Élysée. Quand les responsables se mordillent entre eux, ça devient des « Pieds Nickelés » et distille quelques mensonges afin de limiter ce que Macron a souhaité en moralisant la vie politique. Chassez le naturel, il revient au galop !

 « Sur son rôle joué le 1er-Mai lors des manifestations parisiennes, Alexandre Benalla n’a pas quitté l’ombre protectrice de son poulain devenu président de la République.

De simple garde du corps à l’été 2016, Benalla a été propulsé adjoint du chef de cabinet d’Emmanuel Macron. L’homme qui n’était ni policier, ni gendarme, ni énarque, semblait régner sur la sécurité ». (L’Obs)

 Mais qui est ce gentil garçon, collaborateur de Macron ?

 Naissance : 8 septembre 1991 (26 ans) à Évreux

Nationalité : Française

A travailler pour : Le parti socialiste 2011-2012. Campagne présidentielle d'Emmanuel Macron de 2017 (5 décembre 2016 - 31 mai 2017)

Cabinet du président de la République française (2017-2020 juillet 2018).

Membre : de la Grande Loge nationale française 2 017 (Suspendu par le grand maître).

Arme : Réserve opérationnelle de la Gendarmerie nationale

Grade militaire : Lieutenant-colonel à partir de 2017

 « C’était à l’été 2016. Le ministre de François Hollande est sur le point de démissionner, et son cabinet s’active pour mettre en place une équipe de sécurité privée. Alexandre Benalla n’a que 24 ans. Il n’a pas de société, mais c’est lui qui est retenu. Il a de nombreuses références

(Qu’il n’hésite pas à gonfler), un vaste réseau (acquis, notamment, grâce à ses deux ans passés au service d’ordre au PS), et surtout, à en croire ses relations d’affaires, un sacré culot. » (L’Obs)

 Quand François Hollande a fait son entrée à l’Élysée ; Alexandre Benalla devient le chauffeur personnel d’Arnaud Montebourg ministre du redressement productif. Il n’y reste qu’une semaine, car il provoque un accident et commet un délit de fuite. Le ministre le met à la porte séance tenante.

 Alexandre Benalla aurait fait partie d'une entreprise de sécurité française ayant des activités au Maroc. En octobre 2012, selon le registre de commerce marocain, il aurait été dirigeant d'une antenne à Casablanca de l'entreprise française Velours créée par d'anciens policiers et dissoute en 2017 Après tout, il en a le droit !

 D’après ce que je peux savoir, l’histoire est moins compliquée qu’elle n’y paraît. Elle commence le 17 avril quand le super flic, Éric Morvan apprend que le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été officiellement avisé qu’un « secret service»  à la française verrait le jour le 1er janvier 2019.

Le numéro 3 du château détaille sur deux pages le projet d’une nouvelle Direction de la sécurité de la présidence de la république (DSPR). Macron veut ses super gorilles à lui, et à sa tête son gorille préférer. Le recrutement serait ouvert aux militaires, aux réservistes de la gendarmerie.

 Au sein de la police ça commence à grincer des dents. « Ce projet est taillé sur mesure pour les cruchot (Les gendarmes) s’énerve un commissaire divisionnaire. Sarko les avait virés de l’Élysée, depuis ils veulent prendre leur revanche. » (Le Canard)

 Supposé qu’Alexandre Benalla eut été la cible, nous pouvons donc supputer que des personnes bien en place dans la sécurité nationale, ont tout fait pour torpiller l’action de sécurité du président Macron. 

Comme le disait Chirac, toute cette histoire fera Pitch à la fin du scénario de vérité.

Alexandre Benalla sera jugé ou pas, paiera une amende et tout repartira comme avant ! D'autres personnes se verront mutés ou partir en retraite comme le ministre de l’intérieur, et bien d'autres fonctionnaires.

 En ce qui concerne la commission des lois à l’assemblée nationale et au sénat ; il y a une énorme dichotomie entre les deux assemblées. L’une majoritaire avec les LRM et l’autre Majoritaire avec LR. Nous pouvons remarquer que la présidente de l’assemblée

Mme Yaël Braun-Pivet fait obstruction aux demandes de l’opposition pour entendre d’autres personnes de l’Élysée.

Au sénat le président Philippe BAS mène les débats avec une impartialité objective.

 Ne pas oublier que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

 https://www.lemonde.fr/societe/video/2018/07/27/l-affaire-benalla-resumee-en-5-minutes_5336901_3224.html

 Bon dimanche à vous tous.

Jean Olmini

Le 29 juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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