Réponse au questionnaire de Géraldine

Chère Géraldine

 

Dans le cadre des grandes fêtes que vous préparez pour le cinquième anniversaire de Médiapart, vous avez décidé de dresser une galerie de portraits des abonnés de la première heure, dont je suis, en effet. L'idée est bonne.

 

Vous pensez la faire à partir des réponses à un questionnaire en dix points que vous m'envoyez en me demandant de le remplir. L'idée me semble déjà moins bonne. Non pas le questionnaire en soi, mais le contenu des questions. C'est pourquoi, avec la meilleure volonté du monde, je ne répondrai qu'à la première question. Je ne pense aucun bien de ces questions en raison de leur caractère ludique. C'est très bien de jouer, de temps en temps, voire même souvent ; mais il ne faut pas jouer tout le temps et dans n'importe quelles circonstances.

 

L'idée de consulter les abonnés historiques et de comparer (par rapport au journalisme participatif annoncé)  leurs attentes d'il y a cinq ans  

à la réalité d'aujourd'hui est très bonne, mais je ne la trouve pas, personnellement, de nature à donner envie de rigoler. 

 

Peut-être aussi suis-je un bonnet de nuit, un défaut de plus parmi mes autres défauts dûment répertoriés et dénoncés publiquement depuis cinq ans ; mais si, malgré tout j'aime  beaucoup jouer, je ne joue pas toujours le même jeu que les autres et j'ai remarqué dès les premiers mois, ce qui m'a valu très vite des problèmes, que je ne jouais pas le même jeu que tout le monde sur Médiapart : je ne jouais pas le jeu notamment, de tel ou tel éditorialiste doctrinaire (je pense à quelqu'un dont j'ai oublié le nom, il a une grosse moustache, je crois qu'il est l'un des fondateurs, vous verrez sans doute qui je veux dire, votre patron, quoi), ni celui de tel ou tel journaliste pédant insulteur dont j'ai également oublié le nom, ni de tel ou tel philosophe politique, récemment devenu anarchiste, ni d'un autre professeur de politologie, qui fut un temps, responsable de la rénovation du PS, ni bien entendu je n'ai jamais joué le jeu des somnambules hallucinés majoritaires qui se prennent pour la fine fleur de la conscience politique démocratique.

 

Donc, je ne vois pas pourquoi je jouerais au jeu de votre questionnaire. Mais comme (à tort ou à raison) je n'ai jamais cessé de vouloir être utile (ce qui a échappé à un grand nombre de perroquets formatés), je vais faire un effort pour répondre au moins à la première.

 

Vous me demandez qui, si je n'étais pas moi, qui, quel abonné j'aurais voulu être ? Notez que je ne suis, en définitive, pas si mécontent que cela de ma personne. Je sais que, y compris,  dans mon entourage proche, parfois on se plaint ; mais dans tout il y a à prendre et à laisser. On ne va pas en faire une choucroute.

 

Comme disait quelqu'un, je ne sais plus qui , interrogez là-dessus  le journaliste insulter, pédant , il le saura peut-être puisqu'il sait tout, l' encyclopédant, 

 

- Quand je me considère, je me désole. Quand je me compare, je me console

 

Alors quel abonné voudrais-je être, si je n'étais pas l'abonné JPYLG ? Je ne peux pas vous répondre par un seul  nom. Je ne veux pas dire par là que je  pense que je sois à moi seul une légion. Mais c'est un fait que je regrette  beaucoup  de noms disparus, disparus parce qu'ils avaient quelque chose à dire et que des masses d'imbéciles intolérants les ont fait partir.  Je voudrais être tous les abonnés qui, depuis cinq ans, sont partis.

 

Ceux qui sont restés et qui, maintenant, par leur nombre, rendent illisible  le "tracker" lui-même (qu'une grande quantité d'abonnés continuent à ne pas connaître), ceux qui sont restés savent parfaitement ce que je pense d'eux, du moins à 99, 99%.

 

Vous pourriez me demander, dans ces conditions pourquoi je reste

 

J'attends tout simplement - et depuis longtemps - au moins depuis que le 13 août 2012 j'ai fermé mes billets aux commentaires - j'attends d'avoir l'honneur d'être viré.

 

Pourriez-vous en parler au moustachu ? Merci.

 

jpylg

anarcho-monarchiste.

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