Le parcours de Randall Schwerdorffer

Né le 6 octobre 1969 à Orange, Randall Schwerdorffer est fils de militaire. Sa mère est originaire d’une famille d’aristocrates italiens. Les déménagements font partie intégrante de l’enfance du futur avocat. Inscrit au collège Les Molières aux Essarts-le-Roi, il fait ses années de lycée à Draguignan et obtient son baccalauréat en 1990.

 

Contrairement à la plupart de ses confrères et consœurs, Randall Schwerdorffer ne s’inscrit pas à l’université directement après le lycée mais continue les voyages, cette fois-ci hors de France. Multipliant les expériences dans l’hôtellerie et le tourisme, il s’installe quelques temps en Espagne avant de décider à 24 ans de retourner en France pour s’inscrire à la faculté de droit. Et c’est à Besançon que, le 7 janvier 2001, Randall Schwerdorffer prête serment.

En juillet 2002, à 33 ans, Randall Schwerdorffer ouvre son cabinet à Besançon. En une petite dizaine d’années, le cabinet Schwerdorffer devient le plus gros cabinet pénaliste de Bourgogne-Franche-Comté avec à son actif une centaine de dossiers criminels plaidés et treize acquittements obtenus. L’avocat bisontin est devenu une figure locale. Il s’associe en 2015 à une jeune avocate, Ornella Spatafora.

En janvier 2018 son client Jonathann Daval est entendu lors d’une garde à vue pour le meurtre de sa femme, Alexia. Clamant son innocence pendant de longs mois, le jeune Haut-Saônois passe aux aveux et oblige ses avocats à changer in extremis leur discours face aux caméras. Ne possédant pas certains codes de communication comme ses confrères parisiens, Randall Schwerdorffer fait une erreur en expliquant en quoi la mort d’Alexia pourrait être un accident potentiellement en lien avec sa forte personnalité. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes s’empare du dossier accusant Randall Schwerdorffer de légitimer le féminicide, et toute l’affaire se transforme en une tempête médiatique autour de l’avocat bisontin.

Cet épisode n’est sûrement pas étranger au changement que l’avocat souhaite apporter dans sa carrière. En effet, Randall Schwerdorffer, après avoir pris sa carte au Modem, s’est inscrit au mouvement République En Marche et nourrit depuis des ambitions électorales.
Le cabinet de Randall Schwerdorffer défend en grande majorité des personnes physiques mais peut aussi suivre des dossiers liés à des entreprises ou des associations.

Le dossier emblématique de l’avocat bisontin est l’affaire Alexia Daval. Randall Schwerdorffer et son associée Ornella Spatafora défendent le gendre de la famille Fouillot et époux de la défunte: Jonathann Daval. Le jeune Haut-Saônois est le premier à prévenir les secours, affirmant que sa femme n’est pas rentrée de son jogging. Participant à toutes les commémorations et accompagnant la famille Fouillot dans son deuil, Jonathann Daval a toujours clamé son innocence. Et cela ne fait aucun doute pour les parents de la victime. Mais lors d’une garde à vue et après l’annonce publique de nouveaux éléments d’enquête, Jonathann Daval passe aux aveux. C’est alors que Randall Schwerdorffer fait la une des journaux, continuant de défendre son client, affirmant qu’Alexia Daval avait une personnalité imposante et que sa mort serait un accident.

À l’instar de la médiatique affaire Daval, l’avocat a défendu de nombreux hommes accusés d’agressions et de meurtres. Mais son cabinet peut également travailler pour la défense des familles de victimes. Il est notamment l’avocat du jeune homme accusé dans l’affaire dite des “fiancés diaboliques”, dans laquelle deux jeunes gens ont été accusés de la mort d’un entrepreneur lyonnais à la suite d’une soirée libertine. Le jeune Jurassien est retourné en prison après avoir commis des violences sur son ex-fiancée en août 2017.

Randall Schwerdorffer est également l’avocat de Yunis Merizak, condamné à vingt ans de réclusion criminelle, suite à la mort de Christine Mathieu par étouffement le 8 février 2009. L’homme a été condamné en mars 2018 à six ans de réclusion dans le cadre d’une affaire parallèle et cette fois-ci pour agression sexuelle.

En avril 2012, l’avocat a plaidé l’acquittement pour son client Mohamed Moussati, poursuivi pour le meurtre d’une jeune femme de 19 ans fauchée par un véhicule et poignardée, et il l’a obtenu. Aucune trace d’ADN de l’accusé n’a été trouvée sur le lieu du crime. Ce dossier représente une victoire pour l’avocat bisontin qui compte depuis le début de sa carrière treize acquittements dans des affaires similaires.

 

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