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Billet de blog 19 avril 2018

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Antonin Lévy : étoile montante du barreau de Paris

Outre être le fils de son père ou l'avocat de François Fillon lors du Penelopegate, Antonin Lévy est un des jeunes avocats (moins de quarante ans) les plus en vue du barreau de Paris.

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A 36 ans, Antonin Lévy, valeur montante du barreau de Paris, doit concilier le marathon judiciaire de l’affaire Fillon avec une activité débordante en droit des affaires au sein du cabinet international Hogan Lovells.

Si François Mitterrand a assisté au mariage de ses parents, son enfance dans les beaux quartiers de la rive gauche parisienne, au sein d’une famille recomposée, a été normale, dit-il. Antonin Lévy décrit un père, star de la philosophie et de l’engagement, « attentif comme tous les pères », qui l’emmenait dans certains de ses voyages, à Sarajevo, à Srebrenica, mais qui connaît mal le monde judiciaire sur lequel « il a un regard assez extérieur ».

Après de brillantes études – hypokhâgne, Sciences po, la Sorbonne, New York University –, ce surdiplômé débute en 2005 chez Jean-Michel Darrois, le pape des avocats d’affaires parisiens. Il se voue aux lucratives fusions-acquisitions : Pernod Ricard, Alcatel Lucent, BPCE, Natixis, etc., avec les patrons du Cac 40. « Darrois est l’une de mes grandes rencontres, confie-t-il. Chez lui, j’ai appris la rigueur. J’y ai aussi connu l’avocat et écrivain François Sureau, un autre de mes modèles. »

En 2007, lauréat de la conférence du stage, il découvre le monde excitant du pénal. Il plaide aux assises sur le braquage d’un camion rempli de téléphones portables ! C’est l’époque des premiers dossiers de terrorisme. Un autre univers s’ouvre à lui. Deux ans plus tard, il rejoint le cabinet d’Olivier Metzner.

Depuis le mythique hôtel particulier du maître, au 100, rue de l’Université, il évite à l’ancien dictateur Manuel Noriega son extradition vers les Etats-Unis, obtient la relaxe de la compagnie Continental Airlines dans l’accident du Concorde ou défend des traders dans le scandale financier du Libor. Mais, en mars 2013, le suicide du plus puissant des pénalistes parisiens, Olivier Metzner, signe la fin d’une époque. Antonin Lévy entre chez Hogan Lovells et devient l’un des piliers du bureau parisien. Sans jamais jouer de son statut, le « fils de » s’est fait seul un prénom.

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