Olivier Baratelli : l'avocat de Vincent Bolloré

Olivier Baratelli est mis en lumière ces dernières heures avec le placement en garde à vue de Vincent Bolloré, son client. Il est pourtant spécialisé en droit des successions.

Olivier Baratelli a effectué ses études de droit à l'Université de Nancy, menant parallèlement son cursus en sciences politiques.

Avec Paul Lombard, avec qui il a travaillé de 1989 à 2017, ils ont défendu devant la cour d'assises de Paris, le prince Victor-Emmanuel de Savoie, fils du dernier roi d’Italie, poursuivi pour meurtre, dont ils ont obtenu l’acquittement.

Il est aussi en France l'avocat de la « famille de France » : avocat d'Henri d'Orléans, comte de Paris, d'abord jusqu'à son décès en juin 1999, il sera ensuite l'avocat de plusieurs de ses enfants. Olivier Baratelli est aujourd'hui l'avocat du duc d'Orléans, Jacques d'Orléans, qui a essayé de récuperer les biens d'importance hérité des rois de France qui étaient conservés par la Fondation Saint-Louis.

Olivier Baratelli a été, dès le début des affaires politico-judiciaires dans les années 1990, avec Paul Lombard, l'avocat de différents ministres de la République, tels que Michel Charasse et Christian Pierret, des députés, des sénateurs et le Président Christian Poncelet.

Il a plaidé dans l’affaire des emplois présumés fictifs du RPR, employés payés par la Mairie de Paris où il représentait Jacques Boyon, le Trésorier du RPR. Celui-ci sera condamné avec sursis.

Olivier Baratelli a été l’avocat, avec son associé Paul Lombard, de la République Fédérale d'Allemagne, dans le procès Elf, qui a vu la condamnation de Loïk Le Floch-Prigent et André Tarallo.

Depuis 1998, Olivier Baratelli est l’avocat des différentes sociétés du groupe Bolloré ; il est par ailleurs l’avocat personnel de Vincent Bolloré sur différents dossiers dans lesquels il attaque en diffamation notamment le site d'actualité Basta ! et le cofondateur du site "Rue89", Pierre Haski.

En 2012, Pierre Mongin, alors PDG de la RATP, lui demande de l’assister devant les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés de l’affaire Karachi : en mars 2014, Olivier Baratelli obtiendra l’annulation pure et simple de la mise en examen de Pierre Mongin, mis en cause à raison de sa qualité de chef de cabinet du Premier ministre Édouard Balladur en 1995, et la clôture du dossier sur une prétendue utilisation des fonds spéciaux pour financer la campagne présidentielle de 1995.

Il est également fréquemment mis à contribution dans d'autres affaires pénales financières françaises.

Il défend également le groupe chimique allemand Bayer et de son produit l'insecticide Gaucho accusé d'être en partie responsable de la surmortalité des abeilles.

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