L'héritier : Jean Veil, le fils de Simone

Le fils de Simone Veil, 69 ans, se partage entre le domaine des affaires et de la fusion-acquisition, et le droit pénal. Avec de prestigieux clients.

La Société Générale lui fait confiance contre vents et marées dans les méandres de l’affaire Kerviel, avant la possible mise en cause de la banque pour l’activité off-shore révélée dans les "Panama papers".

La banque suisse UBS, mise en cause pour fraude fiscale, Total, la SNCF, l’ex-directeur financier d’Areva, l’ancien patron de France Télécom Didier Lombard poursuivi avec six autres dirigeants pour "harcèlement moral" après une série de suicides de salariés, Françoise Meyers-Bettencourt, Dominique Strauss-Kahn (à nouveau inquiété dans la faillite de la société LSK) et Jérôme Cahuzac ont fait appel à lui.

En cet avocat discret et sûr de lui, les puissants voient leur semblable. Avec lui, ils redoutent moins d’entrer dans l’univers pénal, où ils apprécient son entregent, sa réputation et sa technique.

Comme eux, Jean Veil répugne au tapage, au combat médiatique qu’il trouve vulgaire. Il préfére la discussion procédurale à l’affrontement, l’apaisement au choc. Me Veil semble fait pour l’avenir du pénal des affaires, la récente loi dite "Sapin II" prévoyant une possibilité d’amende transactionnelle, alternative aux poursuites classiques pour corruption.

Un boulevard pour ce technicien influent.

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