Turquie: «Je suis bien plus forte aujourd’hui»

Nuriye Gülmen ne pèse plus que 34 kilos. Mais l'universitaire, en grève de la faim contre son licenciement, se sent portée par le soutien populaire qui a forcé la justice turque à la libérer.

Nuriye Gülmen a été libérée le 1er décembre au 268e jour de sa grève de la faim malgré sa condamnation à six ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste au terme d'un procès qu'elle qualifie de kafkaïen1. Elle est une des 140 000 fonctionnaires victimes de purge en Turquie à la suite du coup d'Etat raté de juillet 2016. Par sa résistance à son licenciement, elle est devenue l'égérie de l'opposition turque, au côté de son camarade de jeûne Semih Özakça. Epuisée par sa détention – elle ne pèse plus que 34 kilos –, elle continue sa résistance depuis chez elle. Le Courrier l'a rencontrée une semaine après sa libération.

Nuriye Gülmen se repose dans son lit à Ankara, début décembre, quelques jours après sa libération © Jérémie Berlioux Nuriye Gülmen se repose dans son lit à Ankara, début décembre, quelques jours après sa libération © Jérémie Berlioux


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