«Nous ne pouvons pas résister sans prendre de risques»

Le militant turc Semih Özakça a été libéré vendredi dernier par le régime d'Erdogan, 230 jours après le début de sa grève de la faim. Interview.

Depuis le coup d’Etat manqué de juillet 2016, quelque 150 000 fonctionnaires turcs ont été démis de leurs fonctions. Refusant ces purges, Semih Özakça et Nuriye Gülmen ont entrepris de résister et de réclamer leur emploi. Ils ont entamé une grève de la faim le 9 mars dernier. Face à la vague de sympathie suscitée par cette action, le régime les a fait incarcérer fin mai. Comme de nombreux autres libre-penseurs et militants des droits humains, ils sont accusés d’appartenir à une organisation terroriste. Vendredi dernier, le tribunal pénal d’Ankara a décidé de maintenir Nuriye Gülmen en détention, mais de libérer Semih Özakça, assigné à résidence. Le Courrier a rencontré ce dernier à sa sortie de prison.

230 jours après le début de votre grève de la faim, comment vous sentez vous?

Semih Özakça: J’ai l’habitude de dire que tant que notre résistance continue nous allons bien...


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