Citoyen, républicain et Médiateur

Citoyen républicain et Médiateur

Vous l'avez peut être appris sur les réseaux sociaux, dans la presse ou sur le site de la campagne, je me suis lancé en politique aux dernières élections départementales. Cet engagement citoyen a pris la forme de la création du site web de la campagne, de l'animation des réseaux sociaux, du travail de terrain et de mes conseils rédactionnels.

av0enavantvierge

Ces élections ont permis de voter pour un duo mixte et leur remplaçant de même sexe respectif. 4 personnes donc qui ont œuvré ensemble, soutenu par une petite équipe du parti politique qui soutenait notre candidature.

Le fonctionnement même des partis politiques m'amènent à une question : comment être force d'évolution quand les partis sont structurellement des freins aux changements.

Je ne suis pas naïf, je me doutais bien que les difficultés internes des partis étaient la cause même de la désaffection des personnes pour la politique. Mais vue de ma fenêtre, les évolutions nécessaires à ce retour de confiance et donc d'implication des citoyens, ces évolutions nécessaires sont bien loin d'être mises en oeuvre.

Non pas que les idées ne soient pas connues, non pas que certains ne soient pas porteurs de ces évolutions, mais la concentration des pouvoirs entre les mains de peu permet de rejeter tout ce qui pourrait remettre en cause la position des puissants.

La lutte, perpétuelle, calculée, âpre, pour faire évoluer les méthodes, les us et coutumes, les procédures est propre à décourager les engagements partisans et la confiance citoyenne.

Je lisais en parallèle de la campagne (débutée en janvier, elle a pris fin le 22 mars) La République de Platon, compilation d'ouvrages dans lesquels Socrate cherche à déterminer le meilleur gouvernement possible de la cité. Royaliste, aristocratique, démocratique, tyrannique. Voilà les 4 modes de gouvernance qu'il a trouvé. Ces modes de gouvernance sont juxtaposés au mode de fonctionnement interne de chaque individu.

republique

On pourrait dire que les populations ont les dirigeants qu'ils méritent, soit, mais les populations ont ils la possibilité de faire des choix éclairés parmi toutes les personnes qui souhaitent s'impliquer.

Pas de théorie du complot, une défaite est avant tout personnelle, une incapacité à agglomérer les personnes autour de sa candidature et de son projet.

Mais la question que je pose est la suivante : les personnes les plus aptes à gouverner sont elles celles qui se présentent et qui sont élues ou alors peuvent elles être parmi les citoyens qui ne se présentent pas, ou qui ne sont pas élues ?

Je vais relire la République et le livre qui me prépara à entrer en médiation, "Et tu deviendras médiateur... et peut être philosophe".

L'énergie déployée pendant la campagne a eu une conséquence des plus indésirables, l'un d'entre nous a fait une dissection de l'artère aorte.

Une fin de parcours sur fond de récupération politique, de règlement de compte, de positionnement pour les prochaines échéances électorales, bien loin de l'implication personnelle de notre quatuor.

Certains d'entre nous pensent que les partis ne peuvent évoluer que de l'intérieur, peut être. De l'intérieur, le travail est long et semé d’embûches.

La solution extérieure aux partis politiques est plus radicale et efficace mais difficile à metre en oeuvre quand il s'agit de demander aux personnes visées de mettre en place les conditions de leur propre changement.

 Jérôme Messinguiral

Citoyen, républicain et médiateur

http://messinguiral.info/?p=798

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.