Aujourd'hui, j'ai lu le rappel de M. Valls à notre ministre M. Macron (je ne dis pas "son ministre" comme le titre les journaux, car pour autant que je sache, les ministres, comme les autres élus de la République Française, sont tous au service des citoyens français).
« La loyauté, c’est la cohérence et la cohésion d’une équipe. C’est comme cela que je conçois ma tâche », a expliqué au Parisien le Premier ministre. C'est vrai qu'il me fait penser à M. Loyal, cet emblème, présentateur de cirque qui enchaîne les présentations de ses collègues clowns.
Il continue, en comparant la vie politique française à une équipe de sport en disant que « dans une équipe de football, un sport [qu'il] adore, il faut des talents, de très bons joueurs à tous les postes. Mais il y a un collectif, un capitaine, une stratégie. On ne prend d'ailleurs pas toujours les meilleurs à tous les postes ». Effectivement, le sélectionneur n'a peut-être pas choisi les meilleurs à tous les postes, si l'on parle du sélectionneur populaire, peut-être était-ce une erreur de sélection en 2012, et si l'on parle du sélectionneur élu ou désigné, peut-être s'est-il trompé dans le choix de son équipe quand on voit l'embarras dans lequel il met tous ses supporters. Remarquez, cela fait bien depuis 2000, que l'équipe de France n'a pas rassemblé autant de gens dans les rues, ce n'est pas les Champs Elysées, certes, mais quand même les rues entre Bastille et Nation, ou entre les Invalides et Denfert-Rochereau sont quand même remplies d'histoire dans notre beau pays.
En continuant l'analogie, on pourrait même dire que le sélectionneur, les dirigeants peuvent, par leurs choix, bloquer tout un pays, mettre en grève toute une équipe (je parle ici de l'équipe citoyenne française dans son ensemble), et empêcher le bus devant mener le pays à plus de bonheur de se mettre En Marche. Des vertus du football (populaire, le vrai) et du sport collectif, sans doute notre Premier Ministre a oublié l'humilité et le partage.
Notre cher Premier Ministre dit également « c'est bien de faire du porte-à-porte. Que tout le monde fasse du porte-à-porte... mais dans les heures où on n'est pas ministre ! ». Effectivement, quand on est à même de prendre des décisions, quand on a les commandes entre les mains, pourquoi aller demander aux gens dont les commandes ont un effet direct, ce qu'ils souhaitent. Non pas que je porte une estime démesurée à l'égard du cirque organisé par Macron, mais quand même, je dois lui reconnaître un effort de se porter vers les sans-dents. Non sans mal, évidemment partir dans un bain de foule face à des femmes et des hommes en t-shirt achetés à 3€, pour leur expliquer qu'ils n'ont qu'à travailler pour pouvoir s'offrir un costume valant deux ou trois fois leur salaire mensuel, c'était quand même un pari risqué !
Bref, j'ai lu la presse sur les actions de notre gouvernement, et j'ai pleuré et ce n'était pas de rire.
Gros bisous à ma maman en ce jour de fête ! N'étant pas ministre, M. Valls m'autorisera sans doute à aller toquer à sa porte tout à l'heure.